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Actualités - Chronologie

Laurice et Leila devaient aller à Beyrouth en voiture

Dans le hall du centre hospitalier de Bhannès, un jeune homme livide fixe le sol. Il attend sans espoir. « Ma belle-sœur avait 38 ans. Elle s’appelait Laurice Gemayel. Elle était mère de deux enfants, deux garçons âgés de 15 et de 14 ans », indique Sami Gemayel, originaire de Aïn el-Teffaha. « Laurice ne travaillait pas. Elle voulait se rendre à Beyrouth. Elle n’a pas pris sa voiture. Elle a eu peur de conduire par ce mauvais temps… Ayant peur que l’auto dérape, qu’elle fasse un accident, elle a pris le bus. » À l’hôpital Serhal, Leila Gemayel, l’amie de Laurice, a eu beaucoup plus de chance. Elle souffre de contusions, notamment au thorax. Elle se rendait avec son amie à Beyrouth pour faire des achats. Leila ne reçoit pas les journalistes, c’est son mari qui raconte l’histoire. Il tient le téléphone portable, à l’écran cassé, de son épouse dans la main. « Elle m’a téléphoné, m’a dit qu’il y a eu une explosion et m’a demandé de venir pour l’emmener à l’hôpital… J’ai accouru. Nous sommes de Aïn el-Teffaha. Je suis arrivé au bout de dix minutes. Leila était consciente. Laurice était à côté d’elle… sans vie. Mais durant tout ce temps, Leila secouait Laurice, lui disait de se réveiller pour qu’elle lui parle », raconte-t-il. « Je suis resté dans le bus avec ma femme pour qu’elle ne perde pas connaissance », ajoute-t-il calmement. Puis il marque une pause, s’énerve : « Ils ne veulent pas que l’on aille à la manifestation de demain. Ils se trompent. Si ma femme va bien, nous irons ensemble tous les deux à la place des Martyrs. Vous savez, les députés du Metn Edgar Maalouf et Nabil Nicolas sont venus à l’hôpital. Nous leur avons demandé de quitter cet étage. Je fais assumer au général Michel Aoun, au PSNS (Parti syrien national social), au Hezbollah et aux Syriens, à toutes les gens du 8 Mars, la responsabilité de cet attentat. »

Dans le hall du centre hospitalier de Bhannès, un jeune homme livide fixe le sol. Il attend sans espoir. « Ma belle-sœur avait 38 ans. Elle s’appelait Laurice Gemayel. Elle était mère de deux enfants, deux garçons âgés de 15 et de 14 ans », indique Sami Gemayel, originaire de Aïn el-Teffaha. « Laurice ne travaillait pas. Elle voulait se rendre à Beyrouth. Elle n’a pas pris sa voiture. Elle a eu peur de conduire par ce mauvais temps… Ayant peur que l’auto dérape, qu’elle fasse un accident, elle a pris le bus. »
À l’hôpital Serhal, Leila Gemayel, l’amie de Laurice, a eu beaucoup plus de chance. Elle souffre de contusions, notamment au thorax. Elle se rendait avec son amie à Beyrouth pour faire des achats.
Leila ne reçoit pas les journalistes, c’est son mari qui raconte l’histoire. Il tient le...