Basile et l’Argentine, une histoire d’amour ressuscitée
le 07 février 2007 à 00h00
L’Argentine s’est à nouveau jetée dans les bras d’Alfio Basile, le sélectionneur qui lui a offert ses derniers trophées majeurs (Copa America 1991 et 93), et les vieux amants sont en voyage à Paris pour un match amical contre la France ce soir.
« Coco » Basile, 63 ans, a été rappelé pour son aura de vainqueur, son palmarès séduisant. L’Argentine en avait besoin pour oublier l’amertume d’une Coupe du monde quittée après un quart amer. La défaite aux tirs au but contre les Allemands a laissé un goût de cendre aux Argentins, qui dominaient la Mannschaft avant d’être rejoints au score (1-1, 2-4 aux t.a.b.).
Pekermann, son prédécesseur, n’a jamais réussi a décoller son étiquette d’entraîneur de jeunes, enluminée par la médaille d’or olympique à Athènes décrochée avec les Espoirs (renforcés par trois joueurs d’expérience).
Alors, l’Argentine s’est à nouveau laissé séduire par Basile. Elle l’a même débauché à Boca Juniors, qu’il a quitté après une séparation à l’amiable.
À Boca, Basile a d’ailleurs lustré sa réputation de vainqueur, remportant cinq trophées en 14 mois : deux championnats d’Argentine (ouverture 2005 et clôture 2006), la Coupe sudaméricaine 2005 (équivalent de la Coupe de l’UEFA) et deux Recopas (de la Supercoupe).
Basile veut sa revanche
Mais cette histoire d’amour ressuscitée a plutôt mal commencé, « Coco » Basile ayant perdu les deux premiers matches de son nouveau mandat, contre le Brésil (3-0) et l’Espagne (2-1). Son Argentine défie maintenant le vice-champion du monde français. Attention à ne pas effriter l’optimisme qui a accompagné sa nomination par une troisième défaite face à un autre grand nom du football mondial.
« Nous devons vivre ensemble afin de retrouver un esprit de vainqueurs », admet d’ailleurs l’ancien-nouveau sélectionneur dans l’hôtel de la banlieue parisienne où les Argentins préparent le match.
Enthousiaste et méfiant à l’idée d’aborder une équipe qui, dit-il, « joue le meilleur football au monde », Basile explique que son équipe, où il n’a retenu que des expatriés (qui jouent en Europe), « va jouer en 4-3-1-2 ». « Nous essaierons de sortir pour attaquer, poursuit-il, de leur mettre la pression et de gagner, tout en restant prudents. »
Contre la France, Basile prépare sa première échéance sérieuse, la Copa America de juillet au Venezuela. Mais toute l’Argentine a les yeux tournés vers le Mondial 2010. Basile veut sa revanche : son premier amour avec l’Albiceleste (1991-94) s’était achevé tristement sur le double échec de la Coupe du monde américaine (1994): la suspension de Maradona pour prise de cocaïne et la défaite dès les huitièmes de finale contre la Roumaine (3-1).
L’Argentine s’est à nouveau jetée dans les bras d’Alfio Basile, le sélectionneur qui lui a offert ses derniers trophées majeurs (Copa America 1991 et 93), et les vieux amants sont en voyage à Paris pour un match amical contre la France ce soir.
« Coco » Basile, 63 ans, a été rappelé pour son aura de vainqueur, son palmarès séduisant. L’Argentine en avait besoin pour oublier l’amertume d’une Coupe du monde quittée après un quart amer. La défaite aux tirs au but contre les Allemands a laissé un goût de cendre aux Argentins, qui dominaient la Mannschaft avant d’être rejoints au score (1-1, 2-4 aux t.a.b.).
Pekermann, son prédécesseur, n’a jamais réussi a décoller son étiquette d’entraîneur de jeunes, enluminée par la médaille d’or olympique à Athènes décrochée avec les Espoirs...
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