L’ancien ministre rejette le programme
Tabourian critique la privatisation
des télécommunications
le 23 janvier 2007 à 00h00
L’ancien ministre des Télécommunications, Alain Tabourian, a publié hier un communiqué dans lequel il émet une série de remarques sur le programme de réformes du gouvernement, notamment le volet relatif à la privatisation des télécommunications. M. Tabourian se demande notamment comment le gouvernement entend privatiser un secteur en situation de monopole étatique, ce qui empêche d’évaluer sa valeur réelle. L’ancien ministre estime qu’il aurait fallu libéraliser le secteur de la téléphonie mobile, en accordant des licences GSM, ainsi que la téléphonie fixe, notamment en ce qui concerne les appels internationaux, afin d’instaurer une concurrence. Et ce, pour ne pas passer d’un monopole public à un duopole privé.
Aussi, « le programme affirme que les montants obtenus grâce à la privatisation serviront à réduire la dette publique et son service. Mais il ne précise pas le montant attendu dans cette opération sachant que l’instauration de la concurrence, condition de toute privatisation transparente, va réduire les revenus du secteur et son coût. Le résultat de la vente sera donc dérisoire par rapport à une dette de 45 milliards de dollars », ajoute le communiqué.
Le texte fait remarquer que la téléphonie fixe et mobile rapporte actuellement au Trésor 1,2 milliard de dollars par an, soit près du quart des recettes de l’État. Or, « le plan de réformes n’indique pas comment le gouvernement entend maintenir le niveau de ses recettes, une fois le secteur cédé. Ce qui pose un grand point d’interrogation sur le sérieux et la validité de ce programme », ajoute le communiqué.
Enfin, M. Tabourian appelle le gouvernement à cesser « d’acheter du temps » et à élaborer un programme de réformes économiques et financières « avec sérieux et en profondeur».
L’ancien ministre des Télécommunications, Alain Tabourian, a publié hier un communiqué dans lequel il émet une série de remarques sur le programme de réformes du gouvernement, notamment le volet relatif à la privatisation des télécommunications. M. Tabourian se demande notamment comment le gouvernement entend privatiser un secteur en situation de monopole étatique, ce qui empêche d’évaluer sa valeur réelle. L’ancien ministre estime qu’il aurait fallu libéraliser le secteur de la téléphonie mobile, en accordant des licences GSM, ainsi que la téléphonie fixe, notamment en ce qui concerne les appels internationaux, afin d’instaurer une concurrence. Et ce, pour ne pas passer d’un monopole public à un duopole privé.
Aussi, « le programme affirme que les montants obtenus grâce à la privatisation serviront...
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