Les « pro » et les « contre » se démènent pour rallier, chacun, davantage de citoyens à sa cause. Les discours ne suffisent plus. Les accusations par médias interposés non plus. Les talk-shows semblent avoir fait long feu. C’est désormais sur les campagnes publicitaires en bonne et due forme qu’ils se rabattent, nos « pro » et nos « contre », histoire de grossir les rangs de leurs sympatisants et de se refaire une beauté.
Les « pro » innondent alors les panneaux d’affichage de « J’aime la vie ». Les « contre » répondent, du tac au tac, sur ces mêmes panneaux d’affichage, qu’ils « aiment la vie en couleurs », « sans dettes », « avec dignité », ou de je ne sais quelle autre façon.
À la télé, c’est à un réel matraquage auquel on a droit, à une obscure et incompréhensible campagne sur « l’interdiction de comprendre ». Mais ô combien rébarbative et tellement peu attirante.
Et puis, dernière invention, les tiraillements de ces mêmes « pro » et de ces mêmes « contre » sur l’histoire de Paris III. Aussi claires que légitimes, certes, les explications des « pro », sur les retombées positives de la conférence d’aide au Liban. Message nécessaire et même indispensable d’un gouvernement à son peuple, diffusé en force dans la presse écrite, les télévisions et les radios.
Mais rapidement dénigré par une opposition tout aussi loquace, qui dénonce l’accumulation de la dette, la corruption, et bien d’autres choses encore.
Qui de nous n’aime pas la vie tout court ? Qui de nous n’aime pas, non plus, la vie en couleurs, sans dettes ou avec dignité ?
Qui de nous, aussi, ne souhaite pas le plein succès de Paris III, conférence qui s’annonce comme un second souffle pour le pays, pour sa monnaie, pour son peuple surtout ? Ou la fin de la corruption qui mine le pays depuis toujours ?
Simplement, tant d’argent est dépensé dans ces campagnes. Tellement d’argent, entre la création, la réalisation, la production, le matériel, l’imprimerie, les tournages, les acteurs, sans oublier l’achat d’espace... et j’en passe !
À l’heure où les Libanais espèrent le renflouement des caisses de la part de la communauté internationale, n’est-il pas grand temps que tous les « pro » et « contre » s’entendent au moins sur la nécessité d’investir uniquement sur des projets constructifs ?
Anne-Marie EL-HAGE
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les « pro » et les « contre » se démènent pour rallier, chacun, davantage de citoyens à sa cause. Les discours ne suffisent plus. Les accusations par médias interposés non plus. Les talk-shows semblent avoir fait long feu. C’est désormais sur les campagnes publicitaires en bonne et due forme qu’ils se rabattent, nos « pro » et nos « contre », histoire de grossir les rangs de leurs sympatisants et de se refaire une beauté.
Les « pro » innondent alors les panneaux d’affichage de « J’aime la vie ». Les « contre » répondent, du tac au tac, sur ces mêmes panneaux d’affichage, qu’ils « aiment la vie en couleurs », « sans dettes », « avec dignité », ou de je ne sais quelle autre façon.
À la télé, c’est à un réel matraquage auquel on a droit, à une obscure et incompréhensible campagne sur «...