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Actualités - Chronologie

SEPTIÈME ART Le Liban, «pays à l’honneur» au festival Paris-Cinéma

Directrice de la programmation du festival Paris-Cinéma, Aude Hesbert est venue à Beyrouth pour procéder à une sélection de films libanais qui seront présentés dans le cadre de la cinquième édition de ce festival qui se tiendra du 4 au 14 juillet 2007 dans différentes salles de la Ville lumière. En effet, après le Brésil et la Corée du Sud, c’est la cinématographie du pays du Cèdre qui sera à l’honneur cette année. Le choix du Liban, induit par le maire de Paris, M. Bertrand Delanoé, s’il est, certes, un témoignage de plus de la solidarité française, est également mû par une vraie curiosité envers la culture et, plus précisément, le cinéma libanais. C’est ce qu’affirme Aude Hesbert, signalant que «les années précédentes, nous avions déjà dans nos programmes des films de Danielle Arbid ou de Joanna Hajji Thomas et Khalil Joreige». «Il me semble d’ailleurs y avoir une cinématographie très vivante et très riche au Liban», relève la jeune femme, qui espère repartir avec une trentaine de films réalisés «ces dernières années», entre longs et courts-métrages, dans ses bagages. Hommage au duo Hajji Thomas-Joreige L’idée est de montrer un large éventail de la production libanaise et d’essayer ainsi de «traverser le pays à travers les caméras de jeunes réalisateurs, professionnels bien sûr, mais aussi ceux qui ont filmé spontanément les événements de cet été», indique Hesbert, qui a déjà pratiquement sélectionné Falafel de Michel Kammoun, Bosta de Philippe Aractingi ou encore Le dernier homme de Ghassan Salhab. Par ailleurs, Paris-Cinéma a décidé de rendre hommage cette année au couple Hajji Thomas-Joreige en programmant la totalité de leur filmographie et en organisant des débats et tables rondes autour de leur œuvre. «Le duo de réalisateurs pourra également inviter des plasticiens et des artistes de la jeune garde libanaise qu’il aimerait faire connaître. Lesquels pourront ainsi avoir accès aux plates-formes de coproduction qui présentent des films étrangers en développement à la recherche de financements français», précise encore la directrice de la programmation. Laquelle s’attelle pour sa part à mettre au point la liste des équipes des films libanais qui seront les invités présents aux avant-premières de cette édition. Charlotte Rampling, présidente Présidé au départ par Costa-Gavras qui a cédé le relais l’année dernière à Charlotte Rampling, le festival Paris-Cinéma, initié et soutenu par la mairie de Paris, s’est rapidement imposé comme un événement cinématographique à la fois populaire et exigeant. Un festival qui ne ressemble à aucun autre. Se démarquant nettement de celui de Cannes, plus glamour et paillettes, ce festival parisien dans son esprit se veut véritablement démocratique. À cet effet, le seul prix qu’il décerne est celui du public pour le meilleur long-métrage dans la catégorie compétition internationale. Et ce prix est en fait « une aide à la distribution ». Pas de jury de professionnels donc, même si ces derniers sont présents à titre d’invités (Nathalie Baye par exemple sera l’invitée d’honneur cette année) pour des rencontres conviviales et des échanges avec le public et les professionnels étrangers. Car outre le divertissement qu’il offre, ce festival a une vocation de défricheur de cinématographies lointaines, rares et peu connues. Et présente ainsi l’opportunité de pouvoir faire découvrir au public parisien une grande diversité de films provenant de tous horizons ainsi que des œuvres inédites en présence de leurs auteurs. «Par ailleurs, signale Aude Hesbert, la dimension pédagogique n’est pas oubliée : Paris CinéCampus, université d’été du cinéma gratuit, offre, à travers des ateliers et des cours, des leçons aux professionnels, étudiants et cinéphiles soucieux d’enrichir leurs connaissances pour nourrir leur passion. Et côté patrimoine, une rétrospective des films de Lusbich est programmée pour cette cinquième édition.» Accessible à tous les publics (des films de tous les genres et pour tous les âges) grâce à un tarif réduit de 4 euros la séance ainsi qu’à des projections dans une vingtaine de salles réparties dans tous les arrondissements et des événements en plein air (projections sur le parvis de l’hôtel de ville, ciné-concerts dans les jardins du Sénat…), Paris-Cinéma offrira cette année encore aux Parisiens deux semaines d’évasion en été. Dont une incursion au pays du lait, du miel et de...la guerre. Z. Z.

Directrice de la programmation du festival Paris-Cinéma, Aude Hesbert est venue à Beyrouth pour procéder à une sélection de films libanais qui seront présentés dans le cadre de la cinquième édition de ce festival qui se tiendra du 4 au 14 juillet 2007 dans différentes salles de la Ville lumière.
En effet, après le Brésil et la Corée du Sud, c’est la cinématographie du pays du Cèdre qui sera à l’honneur cette année. Le choix du Liban, induit par le maire de Paris, M. Bertrand Delanoé, s’il est, certes, un témoignage de plus de la solidarité française, est également mû par une vraie curiosité envers la culture et, plus précisément, le cinéma libanais. C’est ce qu’affirme Aude Hesbert, signalant que «les années précédentes, nous avions déjà dans nos programmes des films de Danielle Arbid ou de...