Les projets de privatisation visent essentiellement à assurer une croissance durable, à réduire la dette publique et le déficit financier, ainsi qu’à développer les marchés financiers, selon le programme de réforme publié sur Internet. Les principes législatifs de la privatisation ont été établis en 2000 par le biais de la loi 228. En 2001, le Haut Conseil pour la privatisation a été créé, et en 2002, deux lois ont été promulguées.
Celles-ci avaient pour but de corporatiser (gérer une institution publique selon le modèle privé) le secteur de la téléphonie fixe avant de le privatiser, et de réorganiser, démanteler et privatiser le secteur de l’électricité.
Actuellement, les préparatifs pour la privatisation du secteur de la téléphonie et sa libéralisation sont lancés.
Les étapes seront les suivantes : création au premier trimestre de 2007 d’une autorité de régulation et nomination de son conseil d’administration ; création d’une loi qui permettra la vente des actifs du secteur de la téléphonie mobile et celle des permis d’exploitation ; vente totale ou de la majorité des actions des deux compagnies au second trimestre de 2007 ; création de Liban Télécom à la mi-2007 en incorporant le comité Ogero (institution qui gère la téléphonie fixe) à deux autres départements du ministère des Télécommunications et privatisation de Liban Télécom en 2008.
La privatisation de ce secteur sera entreprise avec transparence par le biais d’un appel d’offres qui assurera la plus large participation d’actionnaires.
Outre la réduction de la dette, cette opération est supposée revitaliser et développer la Bourse de Beyrouth, créer des opportunités d’emplois et assurer de meilleurs services.
L’électricité
Parallèlement, la privatisation de l’EDL n’est pas prévue de sitôt en raison de l’état dans lequel se retrouve actuellement la compagnie.
Toutefois, l’État agira pour le moment sur la diminution du poids de déficit de l’EDL sur le budget. Les pertes de la compagnie sont énormes (près d’un milliard en 2006, l’équivalent à environ 3,5 % du PIB) malgré les hauts tarifs imposés par l’EDL comparativement à ceux appliqués dans la région et dans le monde.
Les besoins en investissements dans ce secteur pour les cinq ans à venir ont été estimés à près de 1,5 milliard de dollars.
Selon la loi adoptée en 2002, une autorité de régulation sera également créée pour ce secteur, et une séparation sera établie entre les activités de production, de distribution et de transmission, cette dernière activité restant aux mains du gouvernement.
Pour le moment, la privatisation de ce secteur est un projet pour le moyen terme, mais à court terme, l’action de l’État sera résumée à renforcer la capacité du secteur et à réduire les pertes.
D’un autre côté, le gouvernement préparera, au cours de 2007, une législation pour la privatisation à travers des concessions du secteur de l’eau et des eaux usées. Le port ainsi que l’aéroport seront également privatisés par le biais de concessions.
L’aéroport Rafic Hariri a déjà été restructuré en 2001, ce qui a permis à la compagnie de réaliser des profits en 2005, malgré la hausse du prix des hydrocarbures.
Lorsque les conditions du marché le permettront, la Banque du Liban compte céder ses parts de la MEA ainsi que celles qu’elle détient dans Intra (la compagnie qui détient la majorité des actions du Casino du Liban).
Enfin, les raffineries qui n’opèrent plus depuis la guerre de 1975-1990 seront vendues à des investisseurs privés.
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Celles-ci avaient pour but de corporatiser (gérer une institution publique selon le modèle privé) le secteur de la téléphonie fixe avant de le privatiser, et de réorganiser, démanteler et privatiser le secteur de l’électricité.
Actuellement, les préparatifs pour la privatisation du secteur de la téléphonie et sa libéralisation sont lancés.
Les étapes seront les...