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Mondial 2006 : l’Italie, symbole de la vieille Europe

L’Italie a décroché le 9 juillet dans le mythique stade olympique de Berlin la quatrième étoile de son histoire au terme d’un Mondial qui a marqué une domination des puissances européennes. Quoi que puissent en penser les supporteurs français, frustrés de voir s’échapper un titre qui était largement à la portée de leur équipe, ce sacre vient récompenser la constance d’une nation. Les Italiens étaient finalistes du Mondial 94, finalistes de l’Euro2000 et quart de finalistes en 1998 et 2002. La Squadra Azzurra, comme le Brésil ou l’Allemagne, fait partie de ces équipes éternelles, capables de remporter un tournoi alors même que les pronostics ne lui sont pas favorables. Que cette victoire ait été obtenue aux tirs au but, sur une tentative manquée du plus italien des Français, David Trezeguet, ne change rien. L’équipe de Marcelo Lippi a su jouer de la chance, de la ruse et de son incroyable capacité à se transcender pour franchir tous les obstacles. Les esprits chagrins feront valoir que leur parcours n’a pas été aussi compliqué que ça : après le premier tour, les Azzurri ont éliminé les Australiens puis les Ukrainiens avant de sortir, chez eux, les Allemands, ce qui constitue leur seul véritable exploit. Le Mondial 2006 a finalement marqué un retour au classicisme et à la domination européenne. L’Argentine qui, sur le papier, possédait les hommes et la stratégie adéquate pour aller jusqu’au bout n’a rien pu contre des Allemands prêts à mourir devant leur peuple en liesse. Le Brésil a succombé face à une équipe de France en état de grâce et un Zinédine Zidane tout simplement sublime. Comme en 1982 Comme chaque fois qu’on lui promet la lune, la Seleçao retombe lourdement sur terre. Sa préparation n’avait pas été suffisante et dans un tournoi où tout s’est mesuré au millimètre, l’addition des talents n’a pas suffi pour vaincre des Bleus qui ne jouent jamais aussi bien que face à plus forts qu’eux. Après trois finales consécutives et deux titres, les Brésiliens ont admis qu’ils étaient mortels. Au total, les nations sud-américaines furent absentes du dernier carré, ce qui n’était plus arrivé depuis le Mondial espagnol de 1982. Après une Coupe du monde asiatique qui avait fait couler beaucoup d’encre, notamment en raison des parcours de la Corée du Sud et du Japon, les grandes tendances sont réapparues cette année. L’Europe reste le berceau du football. État de fait confirmé par l’accession en demi-finale d’une équipe du Portugal solide et particulièrement bien armée pour une aventure au long cours. Les hommes de Luiz Felipe Scolari se sont arrêtés aux portes de la finale face à des Français qui sont leur bête noire. Contrairement à leur habitude, les nations africaines n’ont guère brillé à l’exception du Ghana de Michael Essien, qui a constitué une petite révélation dans ce tournoi. Aucune d’entre elles n’a pu se hisser en quarts de finale, un résultat qui semblait être devenu habituel. La Côte d’Ivoire de Didier Drogba aurait certainement mérité mieux qu’un groupe où figuraient l’Argentine et les Pays-Bas pour sa première participation. La Tunisie, le Togo et l’Angola ne possédaient pas le niveau requis. La Corée du Sud, malgré un heureux match nul (1-1) contre la France au premier tour, a démontré qu’elle n’avait été qu’un épiphénomène, tout comme le Japon.

L’Italie a décroché le 9 juillet dans le mythique stade olympique de Berlin la quatrième étoile de son histoire au terme d’un Mondial qui a marqué une domination des puissances européennes.
Quoi que puissent en penser les supporteurs français, frustrés de voir s’échapper un titre qui était largement à la portée de leur équipe, ce sacre vient récompenser la constance d’une nation.
Les Italiens étaient finalistes du Mondial 94, finalistes de l’Euro2000 et quart de finalistes en 1998 et 2002.
La Squadra Azzurra, comme le Brésil ou l’Allemagne, fait partie de ces équipes éternelles, capables de remporter un tournoi alors même que les pronostics ne lui sont pas favorables.
Que cette victoire ait été obtenue aux tirs au but, sur une tentative manquée du plus italien des Français, David Trezeguet, ne...