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Records aussi pour les métaux…

L’année 2006 a été celle des métaux, qui ont tous affiché des prix record, avec des hausses allant de 20 à 160 % et une place majeure acquise dans les portefeuilles des investisseurs. « L’ampleur de la hausse des prix en a surpris plus d’un, d’autant que les métaux avaient déjà fortement progressé les trois années précédentes », commente Michael Davies, analyste à la maison de courtage Sucden. Les deux meilleures performances de l’année, toutes matières premières confondues, sont revenues au nickel et au zinc, qui ont pris 160 et 130 % respectivement, atteignant les prix jamais vus de 34 500 dollars et 4 580 dollars la tonne. Le cuivre et l’aluminium ont dépassé respectivement 8 000 et 3 000 dollars la tonne, et atteint des records historiques, comme le plomb et l’étain. La tendance s’explique par une équation parfaite entre demande vigoureuse sur fond de croissance mondiale robuste, parfois spectaculaire (en Chine, toujours avide de matériaux de construction), problèmes d’approvisionnement (grèves de mineurs, délais de mise en service d’infrastructures...) et stocks mondiaux à des plus bas historiques. Les métaux de base ont d’autant moins échappé à la frénésie généralisée des investisseurs pour les matières premières que les fondamentaux offraient une solide garantie contre les caprices de la spéculation. Côté métaux précieux, avec un pic à plus de 730 dollars l’once en mai, l’or est revenu à des niveaux plus vus depuis 26 ans et demi. Sa qualité de refuge contre le risque géopolitique n’a pas été déterminante, mais le métal jaune a été acheté par les banques centrales mondiales et les investisseurs privés désireux de se prémunir contre les risques d’inflation ou de ralentissement économique. Grâce au lancement à grand succès d’un fonds indiciel à la Bourse américaine, l’argent a pris 60 %, avec un plus haut depuis 1980 à 15,22 dollars l’once. Les rumeurs de lancement d’un fonds similaire pour le platine ont propulsé ce métal à des records historiques à la mi-novembre, à 1 402,50 dollars l’once. Pour 2007, le possible ralentissement de l’économie américaine, et ses effets sur la demande mondiale, sont un point d’interrogation majeur pour les matières premières industrielles. D’après Joachim Klement, de la banque UBS, les métaux de base résisteront relativement bien à ces vents de face à condition que la Chine et d’autres pays asiatiques en forte expansion prennent le relais des Etats-Unis, une hypothèse plus que probable. Par ailleurs, l’équilibre toujours précaire de l’approvisionnement devrait limiter un repli des cours. « Il y a peu de risques de voir l’offre dépasser la demande » en 2007, estime Bart Melek, économiste chez BMO Capital Markets, pour qui des années de sous-investissement dans la production empêcheront « pendant plusieurs années » l’offre de rattraper son retard. Les perspectives des métaux précieux dépendront moins des perspectives économiques que du degré de risque géopolitique, facteur plus imprévisible. Une instabilité accrue au Moyen-Orient ou en Corée du Nord feraient progresser les prix, tout comme un déclin continu du dollar, propre à stimuler mécaniquement la demande.
L’année 2006 a été celle des métaux, qui ont tous affiché des prix record, avec des hausses allant de 20 à 160 % et une place majeure acquise dans les portefeuilles des investisseurs.
« L’ampleur de la hausse des prix en a surpris plus d’un, d’autant que les métaux avaient déjà fortement progressé les trois années précédentes », commente Michael Davies, analyste à la maison de courtage Sucden.
Les deux meilleures performances de l’année, toutes matières premières confondues, sont revenues au nickel et au zinc, qui ont pris 160 et 130 % respectivement, atteignant les prix jamais vus de 34 500 dollars et 4 580 dollars la tonne.
Le cuivre et l’aluminium ont dépassé respectivement 8 000 et 3 000 dollars la tonne, et atteint des records historiques, comme le plomb et l’étain.
La tendance s’explique...