Une demi-heure de jeu, une passe décisive de la tête et un impact moral évident : le retour de Djibril Cissé six mois après sa double fracture tibia-péroné a donné à Marseille, tombeur de Monaco 2-1, des raisons de croire à un avenir moins triste, malgré des lacunes persistantes.
L’ancien meilleur buteur de L1 (26 buts en 2003-2004) était, à son corps défendant, attendu comme un demi-messie. Depuis des semaines, en effet, l’OM jouait les souffreteux en matière offensive. Pour preuve : la dernière fois que l’ex-meilleure attaque a inscrit plus de deux buts en une rencontre remonte au 1er octobre, lors de la victoire face à Toulouse.
Samedi, donc, la vedette est entrée, à la 61e minute, remplaçant Maoulida à la dérive. Elle était réclamée par les virages impatients, qui sentaient poindre de nouveau le spectre de la contre-performance après l’égalisation méritée de Di Vaio et un début de seconde mi-temps poussif, avec trop de déchets techniques. « On n’est pas encore guéri, mais ce que j’ai vu est encourageant », positive l’entraîneur Albert Emon.
Encore limité dans sa vitesse de pointe, Cissé a cependant fait douter la défense monégasque, qui s’est « resserrée dans l’axe, ouvrant ainsi des possibilités sur les côtés », observe Emon. De fait, c’est en attirant la défense centrale vers lui que l’ancien attaquant de Liverpool a permis de décaler Niang d’une tête décisive (77e).
« J’ai senti beaucoup d’envie et de détermination de sa part, son entrée a poussé l’équipe vers l’avant. Il est plus apte à jouer dans la profondeur que moi, j’apprécie aussi de tourner autour d’un joueur comme lui qui multiplie les appels », explique aussi l’autre buteur du soir, Mickaël Pagis, de surcroît très bon dans son rôle d’aiguilleur.
Entré plus tôt que prévu, en raison de l’égalisation de Monaco, Cissé a concédé samedi avoir connu « un petit coup de pompe pendant 10 minutes ». « Il avait un peu mal aux jambes dimanche matin », a confirmé Emon. Le meilleur de Cissé n’est donc pas encore pour tout de suite, même si celui-ci assure ne pas avoir eu « d’appréhension dans les contacts ». Aux yeux du président marseillais Pape Diouf, « il faudra peut-être attendre l’entrée du printemps pour le trouver à 100 %. Cela dit, son talent est tel que, même à 60 %, il nous sera d’un apport précieux ».
Il revient donc à Emon de gérer au mieux le retour de l’international. Pour l’instant, il laisse planer le mystère sur le temps de jeu qu’il va lui accorder lors du prochain match à Nancy. Il sait aussi qu’il va devoir composer avec une forte concurrence au rayon offensif. Niang, Bamogo, Pagis, Maoulida, Cissé : les candidats ne manquent pas, et, pour ne froisser personne, Emon affirme que « l’OM a le droit d’avoir beaucoup d’attaquants ». Et après avoir souligné la complémentarité du trio Pagis-Niang-Cissé, il prend soin d’ajouter, pour ménager les ego, que Cissé « peut aussi jouer avec Maoulida ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une demi-heure de jeu, une passe décisive de la tête et un impact moral évident : le retour de Djibril Cissé six mois après sa double fracture tibia-péroné a donné à Marseille, tombeur de Monaco 2-1, des raisons de croire à un avenir moins triste, malgré des lacunes persistantes.
L’ancien meilleur buteur de L1 (26 buts en 2003-2004) était, à son corps défendant, attendu comme un demi-messie. Depuis des semaines, en effet, l’OM jouait les souffreteux en matière offensive. Pour preuve : la dernière fois que l’ex-meilleure attaque a inscrit plus de deux buts en une rencontre remonte au 1er octobre, lors de la victoire face à Toulouse.
Samedi, donc, la vedette est entrée, à la 61e minute, remplaçant Maoulida à la dérive. Elle était réclamée par les virages impatients, qui sentaient poindre de nouveau le...