Les appels au dialogue et à la retenue se sont poursuivis hier, dans l’espoir de rapprocher les points de vue entre le gouvernement et l’opposition.
Invitant les responsables à faire preuve de sagesse et à recourir à la raison, le ministre de l’Information, Ghazi Aridi, a indiqué que « la rationalité n’est pas contradictoire avec la propension à vouloir exprimer sa position politique ».
Quand bien même le recours à la rue serait, selon lui, un droit que le gouvernement est appelé à protéger, la tension qui prévaut sur la scène politique et « les campagnes de provocation méthodiques et systématiques poussent les Libanais à craindre les manifestations de rue et d’éventuelles confrontations », a ajouté le ministre qui a assuré que la porte est encore entrouverte pour donner une chance au dialogue.
Et M. Aridi d’insister sur le fait que le « tribunal international n’est pas un acte de vengeance visant des personnes ou une partie libanaise ou étrangère donnée. Il est conçu pour mettre un terme aux assassinats et actes terroristes, et pour faire la lumière sur la vérité », a-t-il dit.
Les députés du bloc populaire de Zahlé se sont également dit « attachés au processus du dialogue » pour désamorcer la crise. Réunis sous la présidence du député Élie Skaff, les députés ont publié un communiqué dans lequel ils exhortent les responsables à substituer une formule de dialogue au langage de la provocation et à la mobilisation, en vue de trouver un terrain d’entente entre les protagonistes.
Évoquant la série d’assassinats politiques qui ont culminé avec celui du ministre Pierre Gemayel, les députés ont annoncé qu’ils sont en faveur du tribunal international.
Même son de cloche chez les membres du Forum d’action nationale de Sélim Hoss qui ont indiqué pour leur part qu’« aucun Libanais n’est contre la création du tribunal à caractère international chargé de juger et de sanctionner ceux qui sont impliqués dans l’assassinat de Rafic Hariri ».
« Le communiqué conjoint publié par Amal et le Hezbollah est venu attester cette position », précisent les membres du Forum avant d’ajouter : « On aurait simplement souhaité que le chef du gouvernement ne se soit pas pressé de convoquer le Conseil des ministres et qu’il ait laissé ne serait-ce qu’un délai de quelques jours pour examiner cette question avec l’opposition, de manière à aboutir à une décision faisant l’unanimité. »
De son côté, le député du Courant patriotique libre, Farid el-Khazen, a estimé que les médiations se poursuivent en vue de rapprocher les points de vue, espérant qu’elles puissent aboutir à des résultats concrets.
M. Khazen, qui s’exprimait lors d’un entretien accordé à la Voix du Liban au cours duquel il a estimé que l’idée d’une rencontre entre le chef des FL, Samir Geagea, le chef du CPL, Michel Aoun, et l’ancien chef de l’État, Amine Gemayel, à Bkerké, est déjà sur le tapis depuis un certain temps. « Elle est devenue inéluctable surtout après l’assassinat de Pierre Gemayel », a-t-il dit, soulignant qu’une telle rencontre devrait toutefois « être bien préparée au préalable ».
Prié de dire en quoi consistent les deux documents présentés successivement par le CPL et par les leaders chrétiens au sein du 14 Mars, dans le cadre des préparatifs de la réunion en gestation. M. Khazen a précisé qu’« il s’agit de propositions plutôt que d’un document ». « Elles sont actuellement soumises à discussion et pourraient faire l’objet d’un document à la fin des concertations », a précisé le député.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les appels au dialogue et à la retenue se sont poursuivis hier, dans l’espoir de rapprocher les points de vue entre le gouvernement et l’opposition.
Invitant les responsables à faire preuve de sagesse et à recourir à la raison, le ministre de l’Information, Ghazi Aridi, a indiqué que « la rationalité n’est pas contradictoire avec la propension à vouloir exprimer sa position politique ».
Quand bien même le recours à la rue serait, selon lui, un droit que le gouvernement est appelé à protéger, la tension qui prévaut sur la scène politique et « les campagnes de provocation méthodiques et systématiques poussent les Libanais à craindre les manifestations de rue et d’éventuelles confrontations », a ajouté le ministre qui a assuré que la porte est encore entrouverte pour donner une chance au dialogue.
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