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Actualités - Chronologie

Message du Kremlin, guerre de services : le mystère Litvinenko reste entier

Un « message » aux opposants du Kremlin, une guerre des services secrets ou de clans pour la succession de Vladimir Poutine : analystes et experts russes s’interrogent après le mystérieux décès de l’ex-agent russe Alexandre Litvinenko à Londres. « Je n’exclus pas un empoisonnement accidentel, mais la version la plus vraisemblable est que nos services secrets l’ont tué. C’est une vengance », estime le président du centre d’études Panorama à Moscou, Vladimir Pribylovski. Ancien colonel du FSB (ex-KGB), tout comme le président Vladimir Poutine, Litvinenko avait tourné casaque et tirait à boulets rouges sur les autorités russes, les accusant d’avoir organisé de sanglants attentats à Moscou en 1999 pour lancer une nouvelle guerre en Tchétchénie. Spécialiste de l’antiterrorisme et de la lutte contre la mafia, il s’était rangé dans le camp de l’homme d’affaires russe controversé Boris Berezovski, un familier du Kremlin tombé en disgrâce sous Vladimir Poutine et réfugié comme lui à Londres. Le milliardaire, bête noire de Moscou, affirme depuis investir sa fortune dans l’organisation d’un coup d’État en Russie où un successeur doit être trouvé à Vladimir Poutine pour l’élection présidentielle de 2008, ce dernier n’étant pas autorisé, sauf changement constitutionnel, à se représenter pour un troisième mandat. « Le Kremlin a peur de Berezovski bien que ce soit en partie irrationnel. Il n’est pas spécialement menaçant mais ils ont peur de ce genre de type », relève M. Pribylovski. Pour d’autres, les services secrets russes, que Litvinenko avait accusés en 1998 de préparer l’assassinat de M. Berezovski, ont voulu se venger et donner l’exemple. « Les services secrets russes avaient un motif. Pour eux, c’était un traître, un transfuge, et cela en faisait une cible. Le traître doit toujours être puni, le message est clair », affirme l’analyste Pavel Felgenhauer, généralement très critique à l’égard du Kremlin. Selon lui, « il y a beaucoup de mécontentement parmi les agents des services secrets parce qu’ils savent comment leurs supérieurs se remplissent les poches ».

Un « message » aux opposants du Kremlin, une guerre des services secrets ou de clans pour la succession de Vladimir Poutine : analystes et experts russes s’interrogent après le mystérieux décès de l’ex-agent russe Alexandre Litvinenko à Londres. « Je n’exclus pas un empoisonnement accidentel, mais la version la plus vraisemblable est que nos services secrets l’ont tué. C’est une vengance », estime le président du centre d’études Panorama à Moscou, Vladimir Pribylovski. Ancien colonel du FSB (ex-KGB), tout comme le président Vladimir Poutine, Litvinenko avait tourné casaque et tirait à boulets rouges sur les autorités russes, les accusant d’avoir organisé de sanglants attentats à Moscou en 1999 pour lancer une nouvelle guerre en Tchétchénie. Spécialiste de l’antiterrorisme et de la lutte contre la...