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Volée de critiques après la prolongation de l’état d’urgence au Tchad

L’opposition et la presse privée tchadiennes ont sévèrement critiqué hier la prolongation jusqu’en mai 2007 de l’état d’urgence imposé dans la majeure partie du Tchad, dénonçant, à quelques mois des élections législatives , un inquiétant « recul de la démocratie ». À peine votée jeudi soir la résolution de l’Assemblée nationale étendant de six mois le régime d’exception instauré le 13 novembre, les adversaires du régime du président Idriss Deby Itno sont tous montés au créneau. En demandant le feu vert des députés, le Premier ministre tchadien Pascal Yoadimnadji a justifié l’extension de l’état d’urgence par la nécessité de rétablir l’ordre dans l’est du pays, déchiré par plusieurs semaines d’affrontements entre communautés et qui ont fait, selon un bilan officiel, plus de 400 morts et des milliers de déplacés. Comme la menace de déstabilisation par le Soudan, à nouveau agitée comme un épouvantail, l’argument du nécessaire retour de la paix civile défendu par le Premier ministre n’a guère convaincu. Les critiques du régime ont notamment tous relevé que l’état d’urgence, qui renforce les pouvoirs des forces de l’ordre, et limite les libertés de déplacement et de réunion, couvre désormais la période prévue pour la tenue des élections législatives et locales au printemps 2007. Autre victime du vote des députés, la presse privée va devoir vivre pendant six mois de plus sous le régime de la censure. Même s’ils ne se font guère d’illusions sur ses résultats, des partis d’opposition et des ONG de la société civile envisagent de déposer un recours contre la résolution de l’Assemblée.

L’opposition et la presse privée tchadiennes ont sévèrement critiqué hier la prolongation jusqu’en mai 2007 de l’état d’urgence imposé dans la majeure partie du Tchad, dénonçant, à quelques mois des élections législatives , un inquiétant « recul de la démocratie ». À peine votée jeudi soir la résolution de l’Assemblée nationale étendant de six mois le régime d’exception instauré le 13 novembre, les adversaires du régime du président Idriss Deby Itno sont tous montés au créneau. En demandant le feu vert des députés, le Premier ministre tchadien Pascal Yoadimnadji a justifié l’extension de l’état d’urgence par la nécessité de rétablir l’ordre dans l’est du pays, déchiré par plusieurs semaines d’affrontements entre communautés et qui ont fait, selon un bilan officiel, plus de 400...