Patrick Pinter, ce n’est pas seulement le dessin que les lecteurs de « L’Orient-Le Jour » peuvent savourer régulièrement, au gré de l’actualité, railleuse, féroce, généreuse. C’est aussi la révolte, en prose, contre tous les abus dans le monde qui est le nôtre. En voici un échantillon :
Je n’ai aucune sympathie pour les dictateurs, pour les génocidaires, ni les autocrates.
Je ne me contente pas des simagrées, de parodie de justice, dans le procès de Saddam Hussein qui se déroule en ce moment dans son pays occupé par des troupes coalisées.
Qu’il soit coupable du massacre de 148 personnes, à l’époque de sa dictature sanguinaire, est une chose, mais est-ce réellement le sujet de la chose jugée actuellement en Irak ?
Condamné à mort par pendaison, le 5 novembre 2006 : est-ce là encore une réponse adaptée « aux armes de destruction massive » d’ailleurs jamais trouvées dans ce pays ?
Est-ce la réponse « au terrorisme international » évoqué par les néoconservateurs de la Maison-Blanche ?
Sont-ce les liens entre le tyran de Bagdad et el-Qaëda que l’on juge aussi ? D’ailleurs quels liens ?
Depuis quand le parti Baas avait-il des liens avec les « amis de Ben Laden » ?
De qui le pouvoir de Washington se moque-t-il ? Au regard des faits reprochés à Saddam Hussein, combien de victimes causées par les troupes coalisées peut-on dénombrer depuis 2002 ?
Qui pose aux États-Unis d’Amérique la question des intérêts géostratégiques en Irak ?
Qui entrevoit les liens commerciaux qui liaient les « grandes démocraties occidentales » et cet ami d’une autre époque, l’ami d’un temps révolu ?
Que faire de ces belles poignées de main photographiées aux plus belles heures des échanges commerciaux entre Donald Rumsfeld et notre condamné à mort ?
La région est-elle devenue plus stable, prospère et sécurisée ?
À un moment où l’on commence à se poser en France la question sémantique du mot barbarie à la suite d’un fait divers odieux qui s’est déroulé la semaine dernière à Marseille, nous sommes en droit de nous poser la question : qu’est-ce qu’un acte de barbarie ? Que signifie barbarie au regard de notre civilisation ? Où se situe la barbarie aux yeux d’un Français qui a vu abolir la peine de mort en 1981 ?
J’attendais autre chose que ce simulacre de justice au regard d’une grande démocratie connue pour être « le pays des libertés ». La barbarie
« manque de civilisation » est en train de s’opposer à la barbarie « attitude cruelle ; féroce ».
Patrick PINTER
Paris
Patrick Pinter, ce n’est pas seulement le dessin que les lecteurs de « L’Orient-Le Jour » peuvent savourer régulièrement, au gré de l’actualité, railleuse, féroce, généreuse. C’est aussi la révolte, en prose, contre tous les abus dans le monde qui est le nôtre. En voici un échantillon :
Je n’ai aucune sympathie pour les dictateurs, pour les génocidaires, ni les autocrates.
Je ne me contente pas des simagrées, de parodie de justice, dans le procès de Saddam Hussein qui se déroule en ce moment dans son pays occupé par des troupes coalisées.
Qu’il soit coupable du massacre de 148 personnes, à l’époque de sa dictature sanguinaire, est une chose, mais est-ce réellement le sujet de la chose jugée actuellement en Irak ?
Condamné à mort par pendaison, le 5 novembre 2006 : est-ce là encore une réponse...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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