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FOOTBALL - Palerme en tête du championnat d’Italie La revanche de Francesco Guidolin

Francesco Guidolin, entraîneur malheureux d’une pâle équipe de Monaco la saison passée, s’offre une revanche avec la plus modeste mais brillante formation de Palerme, qui s’est installée en tête du championnat d’Italie de football, après huit journées. L’enthousiasme des Siciliens fait souffler un vent de fraîcheur sur la série A et le technicien, 51 ans, qui a bâti une équipe résolument portée vers l’avant (18 buts marqués, meilleure attaque), se régale. Être en tête, lutter avec les meilleurs, il le voulait depuis longtemps. L’Italien savoure d’autant plus qu’il y a un an, il avait cru son heure arrivée : Monaco, que venait tout juste de quitter Didier Deschamps, l’avait appelé. Après Empoli, Vicenza, Udinese, Bologne et, déjà, Palerme, il était enfin dans un “grand club”, finaliste de la Ligue des champions en 2003. Mais avec un effectif miné par les rivalités et les blessures et faute, également, de soutiens parmi les joueurs ou l’équipe dirigeante, l’aventure a vite pris un mauvais tour. Huit mois plus tard, Guidolin et Monaco se quittaient sur un constat d’échec (et une 10e place en championnat). Fin mai, Guidolin est revenu à Palerme, un club avec qui il avait décroché une place en Coupe de l’UEFA à l’issue de la saison 2004-2005. Entre-temps, il a dû faire la paix avec le président Maurizio Zamparini puisque c’est essentiellement pour incompatibilité d’humeur avec lui qu’il était parti. Jeu égal Depuis, l’équipe sicilienne est la seule à faire jeu égal avec l’Inter (les deux clubs sont leaders ex aequo). Le club milanais s’appuie sur ses stars internationales, l’équipe de Guidolin compte sur son collectif. Si deux champions du monde font partie de l’effectif, Barzagli et Zaccardo, il n’y a aucune star et les mérites se partagent entre tous. Plutôt que de s’en remettre à des attaquants vedettes comme Di Vaio ou Vieri à Monaco, Guidolin compte aujourd’hui sur un plus méconnu trio Bresciano-Amauri-Di Michele pour marquer des buts (9 à eux trois). Adepte du “turn over” - lequel n’était pas bien accepté à Monaco -, il a trouvé un relais idéal sur le terrain avec le capitaine et milieu Corini, 35 ans. L’entraîneur, échaudé par son expérience monégasque, garde lui la tête froide. Il refuse obstinément de faire de sa formation une prétendante au titre. «L’Inter, l’AC Milan et la Roma sont les favoris, dit-il. Nous n’en sommes qu’à la 8e journée, c’est trop tôt pour savoir jusqu’à quel niveau le groupe peut s’élever. » Il n’empêche, aujourd’hui, l’équipe de Guidolin séduit tant que les médias italiens ne cessent de la comparer avec celle du Hellas Vérone lors de la saison 1984-1985. C’est en effet la dernière fois qu’un outsider a remporté le scudetto. Comme Palerme, le Hellas ne comptait pas de stars dans ses rangs et s’appuyait sur un entraîneur qui prônait par dessus tout le collectif, Osvaldo Bagnoli.
Francesco Guidolin, entraîneur malheureux d’une pâle équipe de Monaco la saison passée, s’offre une revanche avec la plus modeste mais brillante formation de Palerme, qui s’est installée en tête du championnat d’Italie de football, après huit journées.
L’enthousiasme des Siciliens fait souffler un vent de fraîcheur sur la série A et le technicien, 51 ans, qui a bâti une équipe résolument portée vers l’avant (18 buts marqués, meilleure attaque), se régale. Être en tête, lutter avec les meilleurs, il le voulait depuis longtemps.
L’Italien savoure d’autant plus qu’il y a un an, il avait cru son heure arrivée : Monaco, que venait tout juste de quitter Didier Deschamps, l’avait appelé. Après Empoli, Vicenza, Udinese, Bologne et, déjà, Palerme, il était enfin dans un “grand club”, finaliste de...