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Actualités - Opinion

Le prototype de l’Homo politicus

Connu du grand public pour avoir occupé le poste de directeur général de la Sûreté générale et grand commis de l’État, Zahi Boustani mérite d’être regardé comme le prototype de ce qu’on pourrait appeler l’Homo politicus, un homme voué au service de la politique dans le sens le plus noble du terme. Toujours au fait de l’actualité la plus immédiate, il suivait pas à pas le cours des événements, réfléchissant, analysant, prodiguant des conseils à droite, à gauche pour tout ce qui pouvait servir la sécurité, l’ordre et la paix dans le pays. Homme d’une grande rigueur, ne cherchant nul avantage pour lui-même, il œuvrait dans la discrétion la plus absolue, sans fanfare, ni faste, ni éclat, loin des projecteurs, à l’écart des gazettes et des médias, tout ce qui fait les beaux jours des hommes de pouvoir, une vie totalement absorbée par l’intérêt qu’il portait à la chose publique. Cet intérêt, il l’avait cueilli très tôt dans le milieu familial auprès d’un père lui-même magistrat exemplaire, qui fut procureur près la Cour de cassation. Il entre dans l’action publique dès sa prime jeunesse. C’est ainsi qu’il entreprend à Deir el-Qamar, sa ville natale, de regrouper les jeunes gens de son âge dans un mouvement ayant pour tâche de promouvoir autour d’eux les valeurs civiques et patriotiques. Après des études brillantes à la faculté de droit de l’Université Saint-Joseph, il intégra la prestigieuse École nationale supérieure de police de Lyon qui forme des commissaires de police et de grands commis de l’État. Dans les temps héroïques, on le retrouve auprès de Béchir Gemayel, dans un rôle de premier plan. Avisé de tout, prévoyant tout dans les moindres détails, agissant avec la subtile finesse qui caractérise les hommes du Chouf, il fut l’un des principaux concepteurs de ce Liban qui reste dans les cartons, un Liban virtuel, beau comme un conte de fées, auquel il est devenu difficile, aujourd’hui, de rêver. Frappé de plein fouet par la tragédie, tu fais montre de courage. Tu disais : « Qu’importe si le train déraille si tout s’écroule. On est venu là pour servir, rien que pour servir ; on continue. » Pourras-tu encore aujourd’hui, de là où tu es, souffler quelques lignes de conduite à ceux qui sont aux commandes du pays ? On t’écoute... Sélim JAHEL

Connu du grand public pour avoir occupé le poste de directeur général de la Sûreté générale et grand commis de l’État, Zahi Boustani mérite d’être regardé comme le prototype de ce qu’on pourrait appeler l’Homo politicus, un homme voué au service de la politique dans le sens le plus noble du terme. Toujours au fait de l’actualité la plus immédiate, il suivait pas à pas le cours des événements, réfléchissant, analysant, prodiguant des conseils à droite, à gauche pour tout ce qui pouvait servir la sécurité, l’ordre et la paix dans le pays.
Homme d’une grande rigueur, ne cherchant nul avantage pour lui-même, il œuvrait dans la discrétion la plus absolue, sans fanfare, ni faste, ni éclat, loin des projecteurs, à l’écart des gazettes et des médias, tout ce qui fait les beaux jours des hommes de...