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Actualités - Chronologie

Aïn Ebel et Rmeich, des préoccupations différentes

Dans les villages chrétiens de Aïn Ebel et Rmeich, la rentrée scolaire de l’école publique n’est pas vraiment problématique, car les habitants privilégient les écoles religieuses, implantées en force dans la région. C’est probablement la raison pour laquelle l’école publique de Aïn Ebel n’accueille que 24 élèves depuis le 16 octobre. D’autant que son ancienne directrice a émigré au Canada et que c’est un ancien surveillant, Antoine Eid, qui occupe actuellement cette fonction. Et pourtant, l’école est aujourd’hui comme neuve. Elle est également vaste. Sa restauration vient d’être terminée grâce au fonds d’aide émirati, car les obus israéliens n’ont pas épargné le village. Mais seuls les élèves de Aïn Ebel fréquentent l’établissement boudé par les familles de Bint Jbeil. Et pourtant, les deux localités ne se trouvent qu’à 5 minutes de voiture. « Une seule élève de Bint Jbeil s’est inscrite à l’école, déplore M. Eid. Je ne comprends pas pourquoi. Le niveau de l’école est très bon. » L’école secondaire publique de Rmeich, elle, a la cote auprès des habitants du village, et des localités avoisinantes de Debel, Kaouzah, Aïta el-Chaab, Ramia et Yaroun. Elle accueille d’ailleurs 400 élèves du complémentaire et du secondaire. Et pour cause, c’est la seule école secondaire de la région, et le taux de réussite de ses élèves aux examens officiels est remarquable. Si les soucis économiques des familles restent le problème principal de cette rentrée scolaire, l’entraide et la débrouille ont permis à tous les élèves de prendre le chemin de l’école munis de leurs manuels scolaires. « Les libraires de la région ont fourni les livres scolaires aux élèves dans l’attente des bons d’achat », explique le directeur de l’établissement, Georges Choufani. « Nous venons tout juste de recevoir ces bons du ministère de l’Éducation, que les élèves remettront aux libraires. Mais nous attendons toujours les fournitures scolaires promises », poursuit-il.
Dans les villages chrétiens de Aïn Ebel et Rmeich, la rentrée scolaire de l’école publique n’est pas vraiment problématique, car les habitants privilégient les écoles religieuses, implantées en force dans la région. C’est probablement la raison pour laquelle l’école publique de Aïn Ebel n’accueille que 24 élèves depuis le 16 octobre. D’autant que son ancienne directrice a émigré au Canada et que c’est un ancien surveillant, Antoine Eid, qui occupe actuellement cette fonction. Et pourtant, l’école est aujourd’hui comme neuve. Elle est également vaste. Sa restauration vient d’être terminée grâce au fonds d’aide émirati, car les obus israéliens n’ont pas épargné le village. Mais seuls les élèves de Aïn Ebel fréquentent l’établissement boudé par les familles de Bint Jbeil. Et pourtant,...