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Kanaan : Le tiers de blocage, un outil de partenariat

Ibrahim Kanaan, député du Metn et membre du CPL, a estimé hier que l’instauration du tiers de blocage au sein du gouvernement ne constituerait pas un problème dans le cas où il existerait un consensus entre les diverses composantes du cabinet. « Dans un tel cas, le pouvoir deviendrait un partenariat », a souligné M. Kanaan dans une déclaration. Selon lui, « c’est le gouvernement qui persiste à s’éloigner de l’accord de Taëf et il accuse les autres de le faire ». « La dernière loi électorale est-elle conforme à l’esprit de Taëf ? Cet accord est-il contre le partenariat dans la prise de décision ? » s’est-il interrogé, accusant le gouvernement d’être « davantage préoccupé de construire son pouvoir qu’un véritable État ». Abondant dans le même sens, un député du Hezbollah, Kamel Rifaï, a souligné qu’il ne s’agit pas d’instaurer « un tiers de blocage », mais plutôt d’un « tiers positif » qui permettra selon lui de rectifier le cours des choses. « Si nous appelons à un gouvernement d’union nationale, regroupant l’ensemble des composantes de la société libanaise, c’est parce que nous voulons prendre part à la reconstruction du pays et rectifier le discours et les prises de position politiques », a ajouté M. Rifaï, qui s’exprimait lors d’un iftar. De son côté, Ayoub Hmayyed, député de Tyr, et membre du mouvement Amal, a relevé « que le gouvernement fait face à de grands défis, de sorte qu’il est nécessaire d’y faire participer toutes les fractions politiques libanaises ». Selon M. Hmayyed, le cabinet en place pourrait se révéler « incapable d’affronter ces défis, ce qui finirait par le conduire à une impasse et lui ôter tout rôle, tant sur le plan intérieur que sur celui de l’édification de relations stables avec le voisinage (la Syrie) ».


Ibrahim Kanaan, député du Metn et membre du CPL, a estimé hier que l’instauration du tiers de blocage au sein du gouvernement ne constituerait pas un problème dans le cas où il existerait un consensus entre les diverses composantes du cabinet.
« Dans un tel cas, le pouvoir deviendrait un partenariat », a souligné M. Kanaan dans une déclaration.
Selon lui, « c’est le gouvernement qui persiste à s’éloigner de l’accord de Taëf et il accuse les autres de le faire ». « La dernière loi électorale est-elle conforme à l’esprit de Taëf ? Cet accord est-il contre le partenariat dans la prise de décision ? » s’est-il interrogé, accusant le gouvernement d’être « davantage préoccupé de construire son pouvoir qu’un véritable État ».
Abondant dans le même sens, un député du Hezbollah, Kamel...