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Actualités - Opinion

On brade les bananes…

De retournement en retournement, il y a de quoi en être tout retourné. Les barbus, qui y en ont ras les claouis de faire tapisserie dans un gouvernement en capilotade ; l’Amer Michel, qui en a ras les burnes d’engueuler les journalistes dans son verger ; Sissou Frangié, qui en a ras les courges de jouer les moutons noirs de la chrétienté ; et le Tripolichinelle, qui en a ras les amygdales de dormir sur le paillasson en fantasmant sur un retour au Sérail. Bref, une belle guirlande d’artilleurs qui s’apprêtent à mettre de l’animation en cet automne politique flapi… pour peu qu’on y ajoute au spectacle le suiffeux Wi’am Wahhab et le glutineux Nasser Kandil. En face, un cabinet mollasson qui dérive dans le même sens que le rictus de son chef, des réformes qui ronronnent dans les tiroirs avec des ministres chiites tapis en embuscade, et des aides à la reconstruction qui arrivent en pointillé. Si tout le pognon reçu avait été balancé d’un avion, il aurait eu plus de chance d’atteindre les Libanais. Alors forcément, les comptables du Hezbollah s’en chargent. Et plus ils distribuent du fric, plus les barbes s’allongent. Normal, quand le poil va, tout va. Le bâtiment aussi… Alors pour amuser la populace, qui visiblement n’a plus rien d’autre à fiche qu’à ingurgiter les âneries débitées sur les plateaux télé, on lui sert l’un après l’autre, comme dans une braderie de fin de saison, des problèmes empaquetés et ficelés prêts à l’emploi : un coup c’est le gouvernement d’union nationale, un coup c’est l’incident de Raml el-Aali ; un jour c’est la bisbille entre Bkerké et le patron des Marada, un autre la tension présumée entre sunnites et chiites. Tantôt on s’étripe, tantôt on se calme. Un peu comme dans la vieille technique du sapeur Camember : pour reboucher un trou, on en creuse un autre, et ainsi de suite… Et le dernier qui reste sera le trou de la dette ! C’était notre rubrique : « Une semaine ordinaire de la vie d’une bananeraie de poche. » Gaby NASR
De retournement en retournement, il y a de quoi en être tout retourné. Les barbus, qui y en ont ras les claouis de faire tapisserie dans un gouvernement en capilotade ; l’Amer Michel, qui en a ras les burnes d’engueuler les journalistes dans son verger ; Sissou Frangié, qui en a ras les courges de jouer les moutons noirs de la chrétienté ; et le Tripolichinelle, qui en a ras les amygdales de dormir sur le paillasson en fantasmant sur un retour au Sérail. Bref, une belle guirlande d’artilleurs qui s’apprêtent à mettre de l’animation en cet automne politique flapi… pour peu qu’on y ajoute au spectacle le suiffeux Wi’am Wahhab et le glutineux Nasser Kandil.
En face, un cabinet mollasson qui dérive dans le même sens que le rictus de son chef, des réformes qui ronronnent dans les tiroirs avec des ministres chiites...