Treize ans qu’il lutte, contre vents et marées, contre les pires maux. Aujourd’hui, contre le désastre économique de la guerre. Hier, contre la tutelle vorace, les effets des assassinats, des attentats, de la corruption, des clivages politiques. Treize ans qu’avec la complicité active des banques ou de la direction des Finances, il réalise au quotidien ce triple prodige de protéger le pays contre la faillite fiduciaire, de lui garder sa stabilité monétaire ainsi que de solides réserves en devises.
Tout comme sur Kofi Annan, qui tire bientôt sa révérence, les hommages mérités pleuvent donc sur Riad Salamé. Qui, pour sa part, ne quitterait probablement Hamra que pour Baabda. Il vient de recevoir, à Singapour, lors d’un colloque FMI, un prix prestigieux (meilleur gouverneur mondial de Banque centrale !) décerné par une revue spécialisée, Euromoney. Qui paraît à Londres, et Dieu sait si les gens de la City s’y connaissent.
Mais cette mise en lumière, dans un cadre professionnel aussi spécialisé, fait-elle vraiment les affaires d’un présidentiable toujours cité parmi les favoris ? Ne risque-t-on pas de se dire, après la consécration éclatante de sa réussite, qu’il reste indispensable au poste vital qu’il occupe depuis treize ans ? On serait tenté certes de se référer au précédent Élias Sarkis, passé du gouvernorat de la BDL à la première magistrature. Sauf que ce Libanais, pôle notoire d’un camp déterminé, avait auparavant occupé la fonction, très politique finalement, de directeur à la présidence de la République. Alors, passage d’abord de Salamé à ce poste de formation ? Douteux. Car pour lui ce serait plutôt une commotion qu’une promotion.
J. I.
Treize ans qu’il lutte, contre vents et marées, contre les pires maux. Aujourd’hui, contre le désastre économique de la guerre. Hier, contre la tutelle vorace, les effets des assassinats, des attentats, de la corruption, des clivages politiques. Treize ans qu’avec la complicité active des banques ou de la direction des Finances, il réalise au quotidien ce triple prodige de protéger le pays contre la faillite fiduciaire, de lui garder sa stabilité monétaire ainsi que de solides réserves en devises.
Tout comme sur Kofi Annan, qui tire bientôt sa révérence, les hommages mérités pleuvent donc sur Riad Salamé. Qui, pour sa part, ne quitterait probablement Hamra que pour Baabda. Il vient de recevoir, à Singapour, lors d’un colloque FMI, un prix prestigieux (meilleur gouverneur mondial de Banque centrale !) décerné...
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