En pleurs vendredi, aux anges hier, Pau Gasol a vécu trois jours homériques ce week-end à Saitama où son Espagne est devenue championne du monde de basket-ball.
Victime d’une fracture au pied gauche en demi-finales, la superstar espagnole n’a pas pu participer au triomphe de son équipe contre la Grèce (70-47) hier.
Cela ne l’a pas empêché d’être la figure centrale de la fin d’un tournoi dont il a été élu meilleur joueur, devenant ainsi le premier MVP de l’histoire en béquilles.
Car, hier, tout a tourné autour de Pau, dans un contexte très émouvant après les événements des derniers jours, où on l’avait vu quitter la Super Arena en pleurs, soutenu par deux coéquipiers, à l’issue de la demi-finale contre l’Argentine vendredi.
Après avoir dû renoncer, la mort dans l’âme, à disputer la finale, il avait demandé à ses frères d’armes d’oublier son absence pour gagner sans lui.
Ils lui ont répondu en arrivant hier sur le terrain avec des T-shirts portant l’inscription « Pau juego tambien » (Pau joue aussi), signifiant qu’ils ne voulaient surtout pas oublier tout ce qu’il leur avait apporté jusque-là.
Qu’ils ne pouvaient occulter ni ses 21 points et ses 9 rebonds de moyenne ni sa hargne et son exemple qui leur avaient permis de décrocher, quoi qu’il arrive, leur première médaille dans un championnat du monde.
Ne pas avoir peur
« Pau a été notre colonne vertébrale pendant tout le tournoi, explique Jorge Garbajosa. Lorsqu’on a su qu’il ne pouvait pas jouer la finale, on voulait tous gagner cette médaille d’or pour lui. »
Hier, une fois ses coéquipiers partis pour s’échauffer, l’immense (2,13 m) pivot des Memphis Grizzlies a boitillé vers le banc. Après une dernière embrassade à son jeune frère Marc, il y a pris place pour encourager les siens, maillot de l’équipe nationale sur le dos.
« Je leur ai dit que je sentais qu’on allait gagner ce match, je leur ai dit de ne pas avoir peur, qu’ils formaient une grande équipe, même sans moi », raconte-t-il.
L’ont-ils entendu ? À croire que oui, au vu de leur début de match virevoltant, qui leur a permis d’assommer les Grecs d’entrée, en jouant comme dans un rêve.
« L’Espagne est une grande équipe, avec ou sans moi, souligne Gasol. Je suis content de les avoir vus aussi bien jouer. Tout le monde a apporté quelque chose, ils ont été supermotivés par mon absence, ils voulaient montrer qu’on était forts, je suis si fier d’eux. »
Folie sur le podium
Son frère s’est illustré comme les autres, un cran au-dessus de son niveau habituel. « Marc a joué dur, avec son cœur, il est pour beaucoup dans cette médaille d’or. C’est un sentiment très spécial pour moi », glisse Pau.
Au fur et à mesure que la victoire s’est approchée, l’émotion est devenue palpable. « J’ai essayé de retenir mes larmes », souffle Pau Gasol, qui ne s’attendait pas à recevoir l’honneur ensuite de lever la coupe en premier.
« Je ne sais pas ce qui leur a pris, normalement c’est au capitaine de soulever le trophée, rigole-t-il. C’était un peu la folie sur le podium. »
Acclamé par toute la salle, accompagné par les chants de ses coéquipiers hurlant « Pau Gasol, Pau Gasol », le géant à la crinière bouclée et la barbe drue s’est exécuté dans un cri de fauve.
« Ces dernières heures, je suis passé par tous les états, résume-t-il. Ne pas pouvoir disputer la finale m’a fait très mal. Après l’Argentine, j’avais en moi un mélange de joie et de tristesse. Ce soir, ce n’est que du bonheur. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats En pleurs vendredi, aux anges hier, Pau Gasol a vécu trois jours homériques ce week-end à Saitama où son Espagne est devenue championne du monde de basket-ball.
Victime d’une fracture au pied gauche en demi-finales, la superstar espagnole n’a pas pu participer au triomphe de son équipe contre la Grèce (70-47) hier.
Cela ne l’a pas empêché d’être la figure centrale de la fin d’un tournoi dont il a été élu meilleur joueur, devenant ainsi le premier MVP de l’histoire en béquilles.
Car, hier, tout a tourné autour de Pau, dans un contexte très émouvant après les événements des derniers jours, où on l’avait vu quitter la Super Arena en pleurs, soutenu par deux coéquipiers, à l’issue de la demi-finale contre l’Argentine vendredi.
Après avoir dû renoncer, la mort dans l’âme, à disputer la finale,...