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Actualités - Chronologie

Le petit Zein ne vivra pas la fin des hostilités

La main agrippée à celle de sa mère et la tête écrasée : c’est ainsi que les sauveteurs ont découvert dimanche Zein el-Abidine Zein, 12 ans, dans les décombres laissés par un nouveau raid israélien à la lisière de Tyr, au Liban-Sud, a raconté dans son reportage Hassan Ammar, de l’AFP. La nuit de samedi à dimanche a été une des plus dures du conflit aux abords de la ville portuaire antique, à 24 heures de l’arrêt des hostilités entre Israël et le Hezbollah, annoncé par les Nations unies pour lundi à 5h GMT. Les avions et les hélicoptères israéliens, l’artillerie et les canons de la marine se sont acharnés sur les stations-service – neuf touchées au total –, apparemment pour empêcher tout ravitaillement des combattants. Un missile a frappé une station-service face à l’hôpital Najm, à la sortie sud de Tyr. Toutes les vitres du bâtiment ont volé en éclats et la salle des soins intensifs a été endommagée, a constaté le journaliste Hassan Ammar. Puis ce fut le tour d’une station-service proche du camp palestinien de Borj el-Chemali, à 6 km à l’est de Tyr. « Il y a eu deux blessés légers, mais nous avons tous eu très peur », indique Youssef Zaitar, atteint par des éclats d’obus à la main et à la jambe. À quelque 500 mètres, une seconde station est ensuite visée avant l’aube. Mais un missile frappe à côté l’immeuble de quatre étages où vit la famille Zein. Une aile du bâtiment s’effondre comme un château de cartes. Il a fallu attendre le petit matin pour que des secours puissent braver l’aviation israélienne et se rendre sur place. Zein el-Abidine, 12 ans, Wafa, sa petite sœur de 10 ans, et Abdallah, son frère de 13 ans, étaient dans le même lit que leur maman Zeinab, 38 ans. À côté, dormait Randona Josse, leur domestique sri lankaise. Abbas Zein, le chef de famille, se trouvait avec son propre père et ses deux fils aînés dans une chambre adjacente. À mains nues, ils ont tenté en vain d’atteindre les leurs sous les décombres. Au petit matin, ils n’ont plus que des larmes de rage et de désespoir. Les bras levés au ciel ou ballants, assis, puis debout, ils n’ont pas de mots. Les sauveteurs n’ont pu dégager que Zein et sa maman. Le visage ensanglanté, Zein tient encore la main de sa mère serrée dans la sienne. Un sauveteur peine à les séparer. « Les autres sont totalement écrasés sous les plaques de ciment. Nous ne pourrons pas les sortir aujourd’hui », lâche un sauveteur. Les fouilles sont arrêtées par les bombardements d’une violence sans précédent. Tout autour, le fracas des bombes couvre les hurlements des sirènes.
La main agrippée à celle de sa mère et la tête écrasée : c’est ainsi que les sauveteurs ont découvert dimanche Zein el-Abidine Zein, 12 ans, dans les décombres laissés par un nouveau raid israélien à la lisière de Tyr, au Liban-Sud, a raconté dans son reportage Hassan Ammar, de l’AFP.
La nuit de samedi à dimanche a été une des plus dures du conflit aux abords de la ville portuaire antique, à 24 heures de l’arrêt des hostilités entre Israël et le Hezbollah, annoncé par les Nations unies pour lundi à 5h GMT.
Les avions et les hélicoptères israéliens, l’artillerie et les canons de la marine se sont acharnés sur les stations-service – neuf touchées au total –, apparemment pour empêcher tout ravitaillement des combattants.
Un missile a frappé une station-service face à l’hôpital Najm, à la...