Avec le pacte d’honneur et les nominations judiciaires, quelque chose semble avoir commencé qui devrait se confirmer sur tous les plans, y compris gouvernemental et parlementaire. Et ce quelque chose, c’est la trêve estivale, une pause politique prolongée indispensable, à court terme, à l’économie et, à moyen et long terme, à la tenue d’un forum économique d’aide au Liban.
Cette orientation se lit dans la déclaration faite par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, au sortir de sa visite à Sélim Hoss. Nous sommes au gouvernement et y restons, a dit en substance le leader du Hezbollah, et, s’il doit y avoir un gouvernement d’union nationale, il n’est pas nécessaire que le gouvernement s’en aille. Il suffit de l’étoffer avec de nouvelles figures représentatives, et pas nécessairement parlementaires.
En fait, tout le monde réalise qu’en l’état actuel du rapport de forces et des équilibres parlementaires, il serait impossible de former un nouveau gouvernement. La pression ne s’exercerait, en ce moment, sur le gouvernement qu’en vue de futurs renversements d’alliances ou de nouveaux équilibres.
C’est un peu dans ce cadre que se situe la proposition de Michel Aoun au sujet de la formation d’une délégation élargie, issue de la conférence de dialogue, pour accompagner le Premier ministre à Damas. Une proposition qui, soit dit en passant, a été mal reçue par Nabih Berry, qui se veut « seul médiateur » entre Damas et Beyrouth. Mais c’est là une autre histoire.
Pour en revenir à la trêve, elle se lit aussi dans une déclaration de Saad Hariri dans laquelle il affirme : « Rafic Hariri répondait systématiquement aux obus par un nouveau projet de développement. Nous ne voulons plus de tension politique, mais des initiatives susceptibles de renforcer l’économie libanaise. » Et de confirmer que, pour le moment, il reste au Liban pour y imprimer un nouvel élan à l’économie.
La signature du décret de nominations des membres du Conseil supérieur de la magistrature, après sept mois de tergiversations, confirme aussi la volonté d’apaisement du gouvernement et de détermination à faire la différence, sur le plan administratif, afin de priver l’opposition d’une de ses cartes favorites.
Le Premier ministre, assurent des sources politiques, est déterminé à remplir les postes vacants, au sein de l’Administration, à faire bouger les choses, à corriger certains déséquilibres existants et s’emploie à contrer les campagnes d’informations plus ou moins hypocrites qui ne soulèvent ces questions que dans un seul but : semer la méfiance entre les communautés, porter atteinte au pacte de convivialité et affaiblir le gouvernement.
Une belle saison estivale est devant nous... sauf imprévu !
Philippe ABI AKL
Avec le pacte d’honneur et les nominations judiciaires, quelque chose semble avoir commencé qui devrait se confirmer sur tous les plans, y compris gouvernemental et parlementaire. Et ce quelque chose, c’est la trêve estivale, une pause politique prolongée indispensable, à court terme, à l’économie et, à moyen et long terme, à la tenue d’un forum économique d’aide au Liban.
Cette orientation se lit dans la déclaration faite par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, au sortir de sa visite à Sélim Hoss. Nous sommes au gouvernement et y restons, a dit en substance le leader du Hezbollah, et, s’il doit y avoir un gouvernement d’union nationale, il n’est pas nécessaire que le gouvernement s’en aille. Il suffit de l’étoffer avec de nouvelles figures représentatives, et pas nécessairement...
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