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Actualités - Chronologie

Khaddam prône la désobéissance civile

Interrogé par l’AFP, Abdel Halim Khaddam, ancien vice-président syrien et membre fondateur du Front de salut national en Syrie (FSN), explique comment un renversement du régime syrien peut se faire. Q : Comment comptez-vous parvenir à un changement de régime en Syrie ? R : « Comment se sont effondrés les autres régimes dans les autres pays? Par le peuple et les citoyens. En Syrie, les gens en ont assez. Ils souffrent de l’injustice, de la pauvreté, de la faim et des problèmes économiques sérieux du pays. Il y a des millions de chômeurs, il y a des centaines de milliers de diplômés d’université et d’école qui ne trouvent pas de travail en rapport avec leurs diplômes. Il y a un ras-le-bol, et il y a de la peur et de l’inquiétude de la part du régime. C’est pourquoi il emploie les forces de sécurité pour arrêter les citoyens, y compris les intellectuels, écrivains et auteurs. Il craint que la situation interne ne se transforme rapidement en un mouvement populaire qui le mène à sa chute. Le rôle du FSN est de s’appuyer sur ce mécontentement et de le transformer en désobéissance civile, et ainsi faire chuter le régime de manière pacifique. Nous n’appelons pas à la violence, ce n’est pas dans la nature des Syriens, et nous n’acceptons pas que le régime soit renversé par un coup d’État militaire, car nous considérons que les coups d’État ont créé beaucoup de problèmes en Syrie et dans d’autres pays arabes. » Q : Quels sont vos liens avec l’opposition en Syrie ? R : « En Syrie, il y a plusieurs mouvements d’opposition. Nous travaillons à établir des liens avec tous ces mouvements afin d’unifier les efforts de tous pour le changement. Nous y arriverons car nous avons tous les mêmes buts et les mêmes raisons d’agir. Il n’y a pas de problèmes au sein de l’opposition. Je suis convaincu que le peuple syrien parviendra à changer de régime, et à établir un État moderne basé sur ses institutions démocratiques désignées par le peuple et dont les dirigeants seront élus par le peuple. Cela devra se faire sur le principe de l’alternance au pouvoir dans un régime qui n’accepte pas le monopole du pouvoir aux mains d’une personne, d’un parti ou d’un groupe. » Q : Qu’attendez-vous de la communauté internationale ? R : « Notre message à la communauté internationale est de ne pas couvrir les erreurs de ce régime, et d’aider le peuple syrien à faire face à cette crise pour se débarrasser de ce pouvoir corrompu et violent qui a perdu toute légitimité. Évidemment, nous allons nous efforcer d’expliquer la situation dans le pays à la communauté internationale pour qu’elle comprenne mieux ce qui se passe en Syrie et pour qu’elle aide plus efficacement le peuple syrien à mettre fin à la situation dans laquelle il se trouve. »
Interrogé par l’AFP, Abdel Halim Khaddam, ancien vice-président syrien et membre fondateur du Front de salut national en Syrie (FSN), explique comment un renversement du régime syrien peut se faire.

Q : Comment comptez-vous parvenir à un changement de régime en Syrie ?
R : « Comment se sont effondrés les autres régimes dans les autres pays? Par le peuple et les citoyens. En Syrie, les gens en ont assez. Ils souffrent de l’injustice, de la pauvreté, de la faim et des problèmes économiques sérieux du pays. Il y a des millions de chômeurs, il y a des centaines de milliers de diplômés d’université et d’école qui ne trouvent pas de travail en rapport avec leurs diplômes. Il y a un ras-le-bol, et il y a de la peur et de l’inquiétude de la part du régime. C’est pourquoi il emploie les forces de sécurité...