Le ministère de l’Intérieur annonce l’arrestation de dix émeutiers
le 03 juin 2006 à 00h00
La police a arrêté hier dix personnes impliquées dans les émeutes qui ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, à Beyrouth.
Selon un rapport publié par le ministère de l’Intérieur, retraçant le fil des événements qui ont suivi la diffusion de l’émission satirique Basmat Watan, tout avait commencé à 22 heures, jeudi, quand 1 500 personnes s’étaient rassemblées dans la banlieue sud de Beyrouth et avaient bloqué la route de l’aéroport en brûlant des pneus. Une demi-heure plus tard, des jeunes brûlaient des pneus et tiraient des coups de feu en l’air à Moucharrafieh.
Le mouvement de protestation avait gagné, à 22 heures 30, plusieurs régions du Liban, notamment l’autoroute Assad, la route d’Ouzaï, Mousseitbé, Béchara el-Khoury, Chiyah, Aïn el-Remmaneh, la zone de l’église Saint-Michel et Hadeth.
Dans le Metn, des individus avaient investi la rue à Biakoute et Rouweissat el-Jdeidé. Dans la Békaa, plusieurs mouvements de protestation avaient été enregistrés notamment dans le village d’al-Aïn à Ras Baalbeck, Sahet al-Maali au Hermel, Iyat, Dourès, Zahlé au niveau d’al-Hamra Plaza, Ryak, Hoch Hala, Ali el-Nahri Bednayel, Kasrnaba ainsi qu’au Liban-Sud, notamment à Tyr, Ghazié et Haret Saïda.
Vers 23 heures 30, des pneus avaient été brûlés sur le ring Fouad Chéhab et à proximité de l’hôpital universitaire de Beyrouth. Au rond-point Cola, des individus avaient déversé des bennes à ordures dans la rue.
Des individus avaient tenté de bloquer la rue à proximité de la Tour Murr en direction d’Achrafieh. Les émeutiers avaient également tenté de confisquer un véhicule militaire relevant de la sécurité du Sérail.
La situation s’était calmée peu après minuit à Beyrouth. Mais à 2 heures 30 vendredi, des émeutiers étaient entrés à moto à Aïn el-Remmaneh, d’autres avaient tenté de saccager l’église Saint-Michel à Chiyah, mais ils en avaient été dissuadés par des responsables de la sécurité au sein du Hezbollah.
Le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, s’était rendu, entre deux et quatre heures vendredi matin, auprès de la troupe qui s’était déployée dans Beyrouth et sa banlieue.
La police a arrêté hier dix personnes impliquées dans les émeutes qui ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, à Beyrouth.
Selon un rapport publié par le ministère de l’Intérieur, retraçant le fil des événements qui ont suivi la diffusion de l’émission satirique Basmat Watan, tout avait commencé à 22 heures, jeudi, quand 1 500 personnes s’étaient rassemblées dans la banlieue sud de Beyrouth et avaient bloqué la route de l’aéroport en brûlant des pneus. Une demi-heure plus tard, des jeunes brûlaient des pneus et tiraient des coups de feu en l’air à Moucharrafieh.
Le mouvement de protestation avait gagné, à 22 heures 30, plusieurs régions du Liban, notamment l’autoroute Assad, la route d’Ouzaï, Mousseitbé, Béchara el-Khoury, Chiyah, Aïn el-Remmaneh, la zone de l’église Saint-Michel et...
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