La Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite hier mais à un rythme moins prononcé que la veille, les opérateurs continuant d’accueillir avec circonspection les développements sur la scène politique intérieure. Le langage de l’escalade utilisé par certains dirigeants de l’opposition et les menaces de recourir à la rue pour protester contre les projets de réforme du gouvernement ont donc nourri des craintes au niveau de la communauté financière qui semble convaincue que la situation locale n’est pas appelée à se normaliser de sitôt. Mais il n’en demeure pas moins que certains opérateurs gardent leur sang-froid et procèdent à des achats à bon compte d’actions injustement malmenées.
C’est dans ce contexte que les actions de Solidere ont été diversement traitées hier, celles de la catégorie B ayant pris 0,22 % pour s’aligner sur les cours de la catégorie A qui a abandonné 0,52 %.
Aux bancaires, hausses et baisses ont également alterné. Les actions ordinaires de la Bank of Beirut et de la Byblos Bank ont gagné 0,14 et 0,39 %, alors que leurs actions préférentielles et prioritaires de ces deux banques ont, au contraire, cédé 1,94 et 2,33 %. Pour ce qui est des certificats GDR des banques BLOM et Audi, ils sont parvenus à s’apprécier de 1,67 et de 0,88 %.
Par ailleurs, le cimentier Holcim a abandonné 2,48 %, contrairement aux parts du Beirut Lira Fund qui ont progressé de 0,95 %.
La tendance a finalement peiné à se redresser et les baisses l’ont emporté sur les hausses, l’indice BLOM des valeurs libanaises ayant reperdu 4,45 points ou 0,28 % à 1 580,76 points. Ce mouvement s’est produit, comme la veille, dans des échanges relativement étoffés, portant sur 250 111 titres d’une valeur de 6 077 682 $, dont 123 948 actions A et B de Solidere d’une valeur de 2 800 112 $, contre 403 098 titres d’une valeur de 6 644 081 $, dont 190 372 actions A et B de Solidere d’une valeur de 4 303 475 $, la veille.
Les Bourses européennes ont touché hier de nouveaux sommets depuis près de cinq ans, soutenues par des chiffres d’affaires trimestriels favorables (Vinci, Total, Bouygues, Sanofi-Aventis…). Les opérateurs ont donc ignoré les craintes liées à l’affaiblissement du dollar qui est de nature à compromettre les exportateurs européens ainsi que les perspectives de hausse des taux d’intérêt en zone euro et se sont mis à acheter les actions de plusieurs grandes sociétés.
La Bourse de New York a également évolué en nette hausse, les opérateurs ayant été confortés par des chiffres de l’emploi aux États-Unis qui sont ressortis inférieurs aux attentes (138 000 créations d’emplois en avril contre 200 000 en mars). Ce développement a rassuré les investisseurs que l’économie américaine n’est pas en surchauffe, laissant espérer une pause dans la hausse des taux de la Fed à partir du mois prochain.
L’euro toujours aux sommets face au dollar
Sur les marchés des changes, l’euro a continué sur sa lancée de ces derniers jours face au dollar, à la faveur d’un nombre de créations d’emplois aux États-Unis en avril décevant les attentes des analystes. La Fed, ayant pris en compte les risques inflationnistes issus des prix de l’énergie et des pressions salariales, ne voudra pas étrangler l’activité économique en serrant trop fort le crédit, indique-t-on dans les milieux cambistes avec à l’appui les récentes déclarations de son président Ben Bernanke. Dans ce contexte, il a été d’autant plus facile pour l’euro de s’apprécier que la BCE a signalé la veille son intention de relever son principal taux directeur à plus de 2,50 % actuellement.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite hier mais à un rythme moins prononcé que la veille, les opérateurs continuant d’accueillir avec circonspection les développements sur la scène politique intérieure. Le langage de l’escalade utilisé par certains dirigeants de l’opposition et les menaces de recourir à la rue pour protester contre les projets de réforme du gouvernement ont donc nourri des craintes au niveau de la communauté financière qui semble convaincue que la situation locale n’est pas appelée à se normaliser de sitôt. Mais il n’en demeure pas moins que certains opérateurs gardent leur sang-froid et procèdent à des achats à bon compte d’actions injustement malmenées.
C’est dans ce contexte que les actions de Solidere ont été diversement traitées hier, celles de la catégorie B...