Frangié soutient Aoun à la présidence et souhaite une entente avec Geagea
le 08 avril 2006 à 00h00
L’ancien ministre Sleimane Frangié s’est prononcé contre le retour de l’armée syrienne et ses services de renseignements au Liban. Il a une nouvelle fois défendu la candidature de Michel Aoun à la présidence et laissé espérer une entente prochaine avec Samir Geagea.
Dans un entretien avec l’hebdomadaire al-Massira, il a, en quelque sorte, sonné le glas du dialogue national. Concernant l’enjeu de la présidentielle, il a estimé qu’Émile Lahoud ira jusqu’au bout de son mandat. « Entre un adversaire (de l’équipe du 14 Mars) et un salarié chez Saad Hariri, je suis pour le maintien d’Émile Lahoud », a-t-il indiqué.
Tout en défendant la candidature de Aoun à la présidence, « parce que c’est un homme fort et populaire, qui se comporte en égal à égal et ne plie pas face à leurs pressions (le tandem Hariri-Joumblatt) », il a rappelé que « les candidats du 14 Mars se détestent plus entre eux qu’ils ne détestent Aoun ».
« Mon amitié avec Bachar el-Assad frôle la fraternité. Je le revois toutes les deux semaines », a-t-il confié, expliquant qu’il est dans l’intérêt des chrétiens d’être en bons termes avec la Syrie.
En défendant l’identité arabe du Liban, M. Frangié a tiré à boulets rouges sur Saad Hariri. « La communauté de Abdel Nasser (les sunnites) est devenue la communauté de Chirac », a-t-il regretté.
« Un document d’entente avec les Forces libanaises est en cours de préparation par le député Antoine Zahra (FL) et Youssef Saadé (Marada) », a précisé le président de la fondation des Marada, en révélant qu’un front pourrait être bientôt constitué. Il réunirait les « amis » de Damas.
Sleimane Frangié a, aussi, critiqué le projet de loi de la commission Boutros, qui aurait prévu deux circonscriptions au Nord (groupant respectivement 7 et 21 députés) et qui laisserait 45 députés se faire élire par les voix musulmanes. En se disant favorable aux circonscriptions uninominales, l’ancien ministre de l’Intérieur a réitéré son attachement au découpage par caza.
L’ancien ministre Sleimane Frangié s’est prononcé contre le retour de l’armée syrienne et ses services de renseignements au Liban. Il a une nouvelle fois défendu la candidature de Michel Aoun à la présidence et laissé espérer une entente prochaine avec Samir Geagea.
Dans un entretien avec l’hebdomadaire al-Massira, il a, en quelque sorte, sonné le glas du dialogue national. Concernant l’enjeu de la présidentielle, il a estimé qu’Émile Lahoud ira jusqu’au bout de son mandat. « Entre un adversaire (de l’équipe du 14 Mars) et un salarié chez Saad Hariri, je suis pour le maintien d’Émile Lahoud », a-t-il indiqué.
Tout en défendant la candidature de Aoun à la présidence, « parce que c’est un homme fort et populaire, qui se comporte en égal à égal et ne plie pas face à leurs pressions (le tandem...
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