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Actualités - Chronologie

Sfeir juge « regrettable » l’étalage des divergences libanaises au sommet arabe

Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, est rentré hier du Vatican à bord d’un avion privé, après avoir assisté à la cérémonie d’investiture de quinze nouveaux cardinaux créés par le nouveau pape Benoît XVI. En marge des cérémonies officielles, le chef de l’Église maronite a eu l’occasion de rencontrer à plus d’une reprise le souverain pontife et de s’entretenir avec lui de la situation au Liban. À son arrivée au siège patriarcal de Bkerké, le patriarche Sfeir s’est recueilli dans la chapelle, avant de recevoir ses visiteurs dans le salon patriarcal. Il a remercié le chef de l’État d’avoir délégué le ministre de la Justice, Charles Rizk, pour le représenter à la cérémonie d’accueil et l’escorter, ainsi que l’homme d’affaires Gilbert Chaghouri, qui a mis à sa disposition son avion personnel. À sa descente d’avion, le patriarche avait été accueilli par le président de la Ligue maronite, Michel Eddé, le président du Conseil central maronite, Wadih el-Khazen, ainsi que par un grand nombre d’évêques et de personnalités civiles et ecclésiastiques. Le chef de l’Église maronite a saisi l’occasion pour affirmer qu’il a « prié avec ferveur, sur la tombe de Pierre, prince des Apôtres, pour la paix au Liban, dans la région et dans le monde ». Au salon d’honneur de l’aéroport Rafic Hariri, le patriarche maronite avait répondu aux questions des journalistes. Il avait en particulier jugé « regrettables » les divergences interlibanaises étalées en public au sommet de Khartoum. « Après avoir constaté nos divergences, les gens qui s’étaient formés une bonne idée du Liban peuvent changer d’avis, ce qui nous est nuisible », a dit le patriarche. « Les Libanais doivent se réunir et s’entendre, comme ils ont l’habitude de le faire, et chercher à s’entendre entre eux sur ce sur quoi il est possible de s’entendre », a-t-il ajouté. Et d’aller, sans autres précisions, de sa boutade sur l’éclipse solaire dont les journalistes cherchaient à savoir s’il l’avait aperçue de l’avion : « Une éclipse solaire, c’est passager, mais au Liban, une éclipse a précédé l’éclipse solaire. » Aux journalistes qui lui rappelaient « ce qu’il attend pour nommer son candidat à la présidence », sachant que M. Saad Hariri aussi bien que M. Nabih Berry et Walid Joumblatt affirment qu’ils éliront le président dont il avancerait le nom, le patriarche a répondu : « Et nous attendons qu’ils s’entendent sur un nom. » Sur l’appui apporté par le sommet arabe de Khartoum à la Résistance, le patriarche a affirmé : « C’est bon, mais il importe aussi que le Liban appuie lui-même ses propres causes, avant d’attendre le soutien des autres. » Mais le chef de l’Église maronite a affirmé s’attendre à ce que « les choses reprennent leur cours normal » lundi prochain, au moment de la reprise de la conférence de dialogue national. Le patriarche a également tenu à « rassurer » les journalistes. « Oui, a-t-il répondu, le nouveau pape Benoît XVI considère toujours, comme son prédécesseur, que le Liban est plus qu’un pays, un message et il nous a interrogé à plusieurs reprises sur la situation qui prévaut au Liban. »
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, est rentré hier du Vatican à bord d’un avion privé, après avoir assisté à la cérémonie d’investiture de quinze nouveaux cardinaux créés par le nouveau pape Benoît XVI.
En marge des cérémonies officielles, le chef de l’Église maronite a eu l’occasion de rencontrer à plus d’une reprise le souverain pontife et de s’entretenir avec lui de la situation au Liban.
À son arrivée au siège patriarcal de Bkerké, le patriarche Sfeir s’est recueilli dans la chapelle, avant de recevoir ses visiteurs dans le salon patriarcal. Il a remercié le chef de l’État d’avoir délégué le ministre de la Justice, Charles Rizk, pour le représenter à la cérémonie d’accueil et l’escorter, ainsi que l’homme d’affaires Gilbert Chaghouri, qui a mis à sa...