Le démarrage du dialogue national, place de l’Étoile, a été suivi de près par nombre de chancelleries arabes et occidentales qui s’intéressent particulièrement au dossier libanais. Deux diplomates arabes et deux autres occidentaux n’ont pas été surpris par « le climat encourageant qui a prévalu au cours de la première séance de travail », d’autant qu’ils ont activement participé, avec d’autres, aux préparatifs du dialogue.
L’ambassadeur d’un pays arabe qui suit de près la situation au Liban a ainsi relevé que la conférence sera le premier test de la capacité des Libanais à régler eux-mêmes les questions qui se posent à eux. En d’autres termes, elle montre que le processus d’instauration de l’indépendance politique, réclamé par le Conseil de sécurité, a commencé et sera consolidé lorsque toutes les clauses de la résolution 1559 seront appliquées, ce qui veut dire, pour lui, qu’il n’y aura plus de place pour une tutelle arabe ou occidentale quelle qu’elle soit. Le même diplomate a jugé difficile la mission des conférenciers. Selon lui, ils pourraient avoir besoin de tenir d’autres réunions de dialogue. L’important, à ses yeux, reste cependant l’entente sur des dénominateurs communs. Une telle entente, a-t-il estimé, prouvera à la communauté internationale, qui accorde une importance particulière au pays, que les Libanais ont honoré l’engagement qu’ils avaient pris auprès de l’ONU d’engager un dialogue interne autour des clauses de la 1559. Un accord sur des dénominateurs communs contribuera en outre à détendre le climat dans le pays et à favoriser un début de règlement de la crise économique, qui s’aggrave de jour en jour, ainsi que la tenue de Beyrouth I.
L’ambassadeur a en outre considéré que les participants au dialogue pourraient trancher le dossier de la présidentielle, mais il a jugé que le règlement des questions des armes du Hezbollah et des Palestiniens, ainsi que du tracé des frontières avec Damas sera plus difficile, car il commande des discussions avec la Syrie et les Palestiniens.
Khalil FLEYHANE
Le démarrage du dialogue national, place de l’Étoile, a été suivi de près par nombre de chancelleries arabes et occidentales qui s’intéressent particulièrement au dossier libanais. Deux diplomates arabes et deux autres occidentaux n’ont pas été surpris par « le climat encourageant qui a prévalu au cours de la première séance de travail », d’autant qu’ils ont activement participé, avec d’autres, aux préparatifs du dialogue.
L’ambassadeur d’un pays arabe qui suit de près la situation au Liban a ainsi relevé que la conférence sera le premier test de la capacité des Libanais à régler eux-mêmes les questions qui se posent à eux. En d’autres termes, elle montre que le processus d’instauration de l’indépendance politique, réclamé par le Conseil de sécurité, a commencé et sera consolidé...
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