Un spectacle en forme d’hommage à la culture et à la mode italiennes, marqué par la prestation finale époustouflante de Luciano Pavarotti, a donné le coup d’envoi des XXes Jeux olympiques d’hiver, hier soir au stade olympique de Turin.
Durant plus de 2h30 d’une cérémonie réglée au millimètre et placée sous le signe du « rythme, de la passion et de la vitesse », l’ancien Stadio Communale, entièrement rénové et rebaptisé pour l’occasion, s’est transformé en une scène géante de 6 000 m2, cernée par le public et occupée par près de 470 danseurs.
Du couturier Giorgio Armani, responsable artistique de l’entrée du drapeau italien dans l’enceinte, au danseur étoile de la Scala de Milan Roberto Bolle en passant par la chanteuse et mannequin Carla Bruni et l’actrice Sophia Loren, les vedettes artistiques de la péninsule ont été étroitement associées à l’ouverture des Jeux.
Mais c’est l’apparition surprise de Luciano Pavarotti, dont la présence avait fait l’objet de nombreuses spéculations, qui a constitué l’un des grands moments de la soirée. Le ténor a clos le spectacle en reprenant l’air de Nessun Dorma, extrait de l’opéra Turandot de Giacomo Puccini.
L’histoire de l’art italien, du Moyen Âge (à travers la Divine Comédie de Dante), de la Renaissance (avec la commedia dell’arte) et de la période baroque, avait auparavant fait l’objet d’une très longue séquence avant une projection vers l’avenir avec le mouvement d’avant-garde italien « futurisme », né en 1909 à Turin.
Fiat, fleuron industriel et technologique de la capitale du Piémont, n’avait pas non plus été oublié, une Formule 1 de couleur rouge, celle de Ferrari, faisant chauffer ses pneus devant une assistance médusée.
Final grandiose
Autre temps fort de la cérémonie, et mystère savamment entretenu par les organisateurs, le chanteur britannique Peter Gabriel a interprété le titre universel de John Lennon, Imagine, après la formation d’une colombe par des acrobates sur la partie nord du stade dans un tableau dédié à la paix.
Le voile s’est ensuite levé sur le dernier porteur de la flamme olympique. Après un périple de 64 jours et 11 300 km, le symbole des JO a atterri entre les mains de son 10 001e et dernier relayeur, l’Italienne Stefania Belmondo, athlète la plus titrée de l’histoire des JO d’hiver à égalité avec la Russe Raïssa Smetanina (10 médailles), qui a allumé la vasque olympique.
Avant ce final grandiose, les 80 délégations avaient fait leur entrée au son de la musique des années 1970-80 et sous un arc de 40 m de haut formé par les cinq anneaux olympiques. À l’applaudimètre, le pays organisateur l’a emporté haut la main devant l’interminable équipe américaine soutenue depuis les gradins par la First lady Laura Bush.
Dans une volonté de rapprochement et pour la première fois dans des JO d’hiver, les deux Corées sont montées ensemble sur la scène centrale, comme à Sydney (2000) et Athènes (2004).
Après l’ouverture officielle des Jeux par le président italien Carlo Azeglio Ciampi, en l’absence du chef du gouvernement Silvio Berlusconi, et le serment des athlètes lu par le slalomeur italien Giorgio Rocca, le récital de Pavarotti pouvait débuter du côté de la tribune nord transformée en une gigantesque scène d’opéra.
Place aux Jeux.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un spectacle en forme d’hommage à la culture et à la mode italiennes, marqué par la prestation finale époustouflante de Luciano Pavarotti, a donné le coup d’envoi des XXes Jeux olympiques d’hiver, hier soir au stade olympique de Turin.
Durant plus de 2h30 d’une cérémonie réglée au millimètre et placée sous le signe du « rythme, de la passion et de la vitesse », l’ancien Stadio Communale, entièrement rénové et rebaptisé pour l’occasion, s’est transformé en une scène géante de 6 000 m2, cernée par le public et occupée par près de 470 danseurs.
Du couturier Giorgio Armani, responsable artistique de l’entrée du drapeau italien dans l’enceinte, au danseur étoile de la Scala de Milan Roberto Bolle en passant par la chanteuse et mannequin Carla Bruni et l’actrice Sophia Loren, les vedettes...