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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro inchangé après un bref rebond au-dessus de 1,19 $

L’euro est revenu hier à son niveau de la veille face au dollar, après un bref rebond dans la journée au-dessus de 1,19 $, dans des volumes restreints malgré la réouverture de Londres et le retour de plusieurs investisseurs sur le marché. Le billet vert a donc été passagèrement sous pression à cause de quelques ventes bénéficiaires effectuées par des cambistes dans la perspective d’une hausse des taux d’intérêt en zone euro l’an prochain. Selon ces milieux, le rebond économique dans cette région pourrait conduire la Banque centrale européenne (BCE) à porter son principal taux directeur de 2,25 % actuellement à 3 % en 2006, une évolution synonyme d’une rémunération grandissante des capitaux en euros. Et d’ajouter que, dans le même temps, la Réserve fédérale (Fed) devrait mettre fin à sa politique de resserrement monétaire avec comme corollaire un plafonnement des taux d’intérêt américains à 4,50 % l’an prochain, contre 4,25 % actuellement. De ce fait, le différentiel de taux d’intérêt entre États-Unis et zone euro devrait se réduire en faveur de la monnaie unique, d’après eux. En effet, la devise européenne a été soutenue par cette perspective ainsi que par une étude mensuelle de l’institut GfK qui notait hier que les ménages allemands ont retrouvé le moral et l’envie de consommer. Elle a trouvé appui aussi dans une autre étude estimant que les soldes de décembre en zone euro étaient en nette hausse de 17,4 % par rapport à celles de l’an dernier. Mais, après que les opérateurs eurent appris du Conference Board, à l’ouverture des places américaines, que l’indice de confiance des consommateurs aux États-Unis a progressé à 103,6 points en décembre contre 98,3 points en novembre, on a relevé une certaine tendance au rachat du dollar. Ce mouvement lui a donc permis de recouvrer en fin de journée presque tout le terrain qu’il avait perdu pendant la matinée sur les places européennes, le privilégiant dans une grande mesure contre toutes les autres grandes monnaies. Dans ce contexte, l’euro ne tardait pas à retrouver ses derniers niveaux de la veille, se négociant finalement, à New York, à 1,1835 $, contre 1,1830 $, dans des marchés étriqués et volatils à l’approche des fêtes de fin d’année. Prises de bénéfices sur Solidere La Bourse de New York était en hausse hier, en réaction à sa baisse excessive de la veille qui était due à des inquiétudes infondées sur l’inversion de la courbe des taux obligataires. Elle a été soutenue par la publication d’un indice de confiance des consommateurs américains en décembre, supérieur aux prévisions. De plus, les ventes hebdomadaires des chaînes de magasins aux États-Unis, qui ont bondi de 2,8 % lors de la semaine close le 24 décembre, ont apporté un grand soutien à la cote. La remontée des prix pétroliers a aussi profité aux compagnies productrices sans pour autant affecter les sociétés consommatrices d’énergie. Les Bourses européennes ont, au contraire, évolué dans des directions opposées avec des volumes étriqués pour cause de trêve des confiseurs. Des prises de bénéfices ont donc pesé sur certaines d’entre elles au lendemain de leurs sommets atteints la veille. Elles n’ont pas pu profiter donc des prévisions de l’institut allemand GfK, non plus des ventes des grands magasins en décembre. À la Bourse de Beyrouth et après plusieurs journées de hausse continue, Solidere a éprouvé hier le besoin de souffler. Des prises de bénéfices ont donc ramené les actions A de cette société de 19 $ à 18,01 $ et les actions B de 19,25 $ à 18,03 $. Élie KAHWAGI
L’euro est revenu hier à son niveau de la veille face au dollar, après un bref rebond dans la journée au-dessus de 1,19 $, dans des volumes restreints malgré la réouverture de Londres et le retour de plusieurs investisseurs sur le marché. Le billet vert a donc été passagèrement sous pression à cause de quelques ventes bénéficiaires effectuées par des cambistes dans la perspective d’une hausse des taux d’intérêt en zone euro l’an prochain. Selon ces milieux, le rebond économique dans cette région pourrait conduire la Banque centrale européenne (BCE) à porter son principal taux directeur de 2,25 % actuellement à 3 % en 2006, une évolution synonyme d’une rémunération grandissante des capitaux en euros. Et d’ajouter que, dans le même temps, la Réserve fédérale (Fed) devrait mettre fin à sa politique...