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L’ex-entraîneur de Sochaux, un formateur au caractère affirmé

La moustache finement taillée et le verbe haut de l’Aveyronnais Guy Lacombe ne cachent pas l’ambition d’un entraîneur qui, à 50 ans, va vivre au Paris-SG sa première expérience dans un grand club où il arrive doté d’un caractère affirmé allié à un réel talent pour la formation. Lacombe, prénom Guy, attendait cela depuis déjà quelque temps : qu’on lui confie les clés d’un grand club pour montrer tout ce dont il est capable. Toujours placé, jamais gagnant, il fut souvent entendu mais jamais nommé pour les successions de Paul Le Guen à Lyon ou Guy Roux à Auxerre. La réputation de « caractère fort » de ce passionné effrayait parfois ses employeurs potentiels. L’homme, qui était consultant pour Canal+, le propriétaire du PSG, attendait donc son heure depuis la fin de son aventure à Sochaux, en juillet. Une aventure terminée dans un certain désamour après trois saisons riches avec une belle génération (Pedretti, Frau, Monsoreau, Mathieu, Pagis) et ponctuée d’une victoire en Coupe de la Ligue en 2004. Guy Lacombe gagna ce soir-là au Stade de France son premier titre en tant qu’entraîneur après avoir, en tant que joueur, été champion olympique en 1984 à Los Angeles avec l’équipe de France en compagnie notamment de Daniel Xuereb, Albert Rust ou William Ayache. Responsable du centre de formation de Cannes (1990-1995) à la fin de sa carrière de joueur, il a eu le privilège – et le talent – d’accompagner les éclosions de Zinedine Zidane et Patrick Vieira. Beau jeu À partir de 1995, cet ancien attaquant a pu mettre ses idées de beau jeu en pratique sur les bancs de Ligue 1, tout en faisant montre d’un investissement total dans la préparation des matches, mais aussi d’un caractère qui confine parfois à l’autoritarisme, que ce soit à Cannes (1995-1997), à Toulouse (1998-1999), à Guingamp (1999-2002) puis à Sochaux. Reste à savoir si l’homme, qui a jusqu’ici surtout dû diriger de jeunes joueurs, va pouvoir garder le même fonctionnement dans un club comme le Paris-SG, avec ses nombreux internationaux, ses psychodrames à répétition et la personnalité d’un président, Pierre Blayau, qui, en choisissant d’écarter Laurent Fournier, joue gros et surveillera donc de très près les premières semaines de Guy Lacombe. Lacombe, qui récupère un club classé 6e de Ligue 1 à seulement un point de la 2e place, l’objectif désormais assigné, va donc avoir peu de temps pour apposer sa griffe sur un groupe qui, ces dernières semaines, a montré sa solidarité avec Laurent Fournier. En essayant tout de suite d’éviter de brusquer des joueurs dont certains gardent un souvenir douloureux du passage de l’autoritaire Vahid Halilhodzic. Lacombe va donc être attendu, mais cela n’est sans doute pas pour faire reculer un homme qui cultive l’humilité. Comme après la victoire en Coupe de la Ligue en 2004 qu’il avait accueillie par ses mots : « Vous savez, l’année prochaine, personne ne se souviendra qui était l’entraîneur de Sochaux vainqueur de la Coupe de la Ligue. Tout le club et la Franche-Comté se souviendront que c’était un Aveyronnais du fin fond de la brousse. Ce n’est pas plus que ça. »
La moustache finement taillée et le verbe haut de l’Aveyronnais Guy Lacombe ne cachent pas l’ambition d’un entraîneur qui, à 50 ans, va vivre au Paris-SG sa première expérience dans un grand club où il arrive doté d’un caractère affirmé allié à un réel talent pour la formation.
Lacombe, prénom Guy, attendait cela depuis déjà quelque temps : qu’on lui confie les clés d’un grand club pour montrer tout ce dont il est capable. Toujours placé, jamais gagnant, il fut souvent entendu mais jamais nommé pour les successions de Paul Le Guen à Lyon ou Guy Roux à Auxerre. La réputation de « caractère fort » de ce passionné effrayait parfois ses employeurs potentiels.
L’homme, qui était consultant pour Canal+, le propriétaire du PSG, attendait donc son heure depuis la fin de son aventure à Sochaux, en...