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Actualités - Chronologie

Consternation, horreur et… justice internationale

L’assassinat de Gebran Tuéni a suscité hier les condamnations les plus fermes dans tous les milieux politiques du pays, ainsi que dans ceux de la presse, des organismes économiques, des chefs spirituels et des organisations de la société civile. Dans cette longue série, se distinguent les partenaires de l’alliance du 14 mars, dont Gebran Tuéni était l’un des ténors, et qui, dans l’ensemble, ont réclamé l’internationalisation de tous les crimes politiques perpétrés au Liban depuis la tentative d’attentat contre Marwan Hamadé, en octobre 2004. Voici des extraits des commentaires les plus significatifs : – L’ancien président Amine Gemayel : « C’est davantage que l’assassinat d’une personnalité courageuse. C’est un complot contre le Liban, un complot qui vise à ébranler ses fondements et la capacité de résistance du peuple libanais. C’est un épisode du complot contre l’entité et l’État libanais. Il faudra que toutes les parties et les responsables concernés prennent des mesures exceptionnelles pour stopper ce feuilleton infernal et immuniser la scène intérieure libanaise contre les périls qui, jour après jour, prennent une allure de plus en plus dangereuse. » – Le général Michel Aoun : « Je ne trouve pas les mots pour exprimer l’énormité du crime qui vise la presse et l’un des symboles de la liberté au Liban. Il faut des mesures exceptionnelles de la part du gouvernement. Préserver la sécurité ne saurait passer par des mesures primitives et faibles. Cela nécessite des décisions fermes et extraordinaires. Il est certain que le crime n’est pas l’œuvre des Libanais, même si, hélas, des mains libanaises peuvent y avoir été utilisées. » – Le chef du PSP, Walid Joumblatt : « Le nouveau message du terrorisme est arrivé. Il est clair, car une certaine personne avait dit à la télévision russe que des sanctions contre la Syrie déstabiliseraient la région. La déstabilisation a commencé. Mais nous allons répondre et continuer à réclamer la vérité. Plus que jamais, un tribunal international aiderait à consolider le Liban et à dissuader le régime terroriste qui est près de nous, qui joue avec notre sécurité et ne veut ni notre indépendance ni notre stabilité. Le peuple syrien n’a rien à voir avec ce régime terroriste. Je ne crois pas que quiconque est en mesure, tant que le feuilleton du crime se poursuit, de rejeter un tribunal international. Si certains ne sont pas d’accord, alors il faudra procéder au vote. Les hommes libres sont nombreux au Liban, la majorité des Libanais le sont. Le régime terroriste ne passera pas. Que Dieu ait l’âme de Gebran. Le Nahar restera le phare de la liberté. » – La députée Solange Gemayel : « Ils t’ont assassiné parce que tu exprimais l’opinion de la jeunesse libanaise (…), parce que tu étais la voix des jeunes et de l’avenir, parce que tu possédais l’arme du verbe et du droit et que tu haïssais les armes et ceux qui les utilisent, parce que tu étais un vrai patriote. Aie confiance, toi notre grand martyr, nous n’abandonnerons pas ton combat. « Vous les assassins et les terroristes, sachez (…) que le peuple libanais tout entier a rendu son jugement à l’encontre du régime syrien terroriste. Que personne ne demande davantage d’indices. Votre fuite en avant dans votre feuilleton criminel renforce notre insistance pour que la communauté internationale vous juge et pour que vous soyez sanctionnés pour les crimes que votre régime a commis contre le Liban et contre l’humanité. » – Le PSP : « Cet attentat terroriste est une traduction réelle de la théorie de la déstabilisation qu’a lancée le chef du régime syrien Bachar el-Assad dans son interview à la télévision russe et qui démontre une nouvelle fois les intentions destructrices de ce régime, son refus de toute forme d’indépendance politique du Liban et sa volonté de nuire à la stabilité libanaise en utilisant ses instruments (au Liban). » – Le ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh : « Les condamnations ne suffisent pas pour exprimer notre dégoût. Je suis confiant que ce crime renforcera l’attachement du peuple libanais à sa stabilité, sa sécurité, sa liberté et son unité nationale. » – L’ex-Premier ministre Nagib Mikati : « Les condamnations ne servent plus à rien face à ce feuilleton sanglant qui frappe le Liban. Le seul moyen utile est de resserrer nos rangs en tant que Libanais, quelles que soient nos croyances et nos appartenances politiques, pour affronter avec force cette agression traîtresse contre notre pays, sa sécurité et son peuple, et nous entendre sur les moyens de combattre ce terrorisme et l’anéantir définitivement. » – Le Hezbollah : « Ce crime contre un journaliste de premier plan et un homme politique connu ne saurait être isolé de la série d’attentats ambulants qui se sont produits dernièrement au Liban et qui ont pour objectif de frapper la paix civile et la stabilité intérieure. » – Le Tachnag : « Le Liban a perdu l’un des symboles de la liberté, du courage et de l’opinion libre. » – Le ministre de l’Information, Ghazi Aridi : « Le dernier éditorial de Gebran Tuéni, je peux le dire aujourd’hui, c’est avec son sang qu’il l’a écrit, pas avec sa plume. Ce n’est pas un hasard que Gebran Tuéni soit assassiné à quelques heures de la réunion du Conseil de sécurité. » – Le ministre de l’Industrie, Pierre Gemayel : « Le feuilleton des assassinats des symboles du 14 mars se poursuit. Plus que jamais, il nous est demandé de nous rassembler et de frapper d’une main de fer et sans hésitation les assassins et ceux qui complotent contre le Liban. » – Le député Samir Frangié : « Nous ne pouvons pas continuer avec cette ambivalence au sein du pouvoir et avec le maintien aux plus hauts postes d’individus qui refusent d’accepter les changements qui ont eu lieu et continuent de défendre l’ordre ancien. » – Le député Élias Atallah : « Une fois de plus, le bras du terrorisme frappe le Liban. Il n’est plus permis de maintenir le statu quo. Nous n’attendrons pas que de nouvelles victimes tombent. Il faut régler définitivement et de manière urgente le problème de la dualité du pouvoir, c’est-à-dire celui de la présidence de la République. » – Le Renouveau démocratique (Nassib Lahoud) : « Face à ce nouveau crime, la société libanaise tout entière est appelée, sans hésitation, à réclamer l’élargissement du cadre de la mission de la commission d’enquête internationale afin qu’il puisse couvrir toute cette politique criminelle, depuis ses débuts en septembre 2004, et à la création d’un tribunal international, seul à même de faire la justice dans ce complot contre le Liban. » – L’ancien député Farès Souhaid : « C’est un message clair (…) de la part de tous les ennemis du Liban, de sa souveraineté et de la libre opinion en son sein ainsi que de tous ceux qui veulent viser cette volonté d’indépendance. » – L’ancien chef de gouvernement Omar Karamé : « Ce crime démontre que la scène libanaise est ouverte, politiquement et sécuritairement, à un grand conflit international. » L’ancien Premier ministre Sélim Hoss : « Après l’attentat manqué contre l’un des dirigeants du Hezbollah à Baalbeck, survient aujourd’hui le crime qui a coûté la vie au député Gebran Tuéni. Tout le monde a le sentiment que la liberté est visée dans ce pays. L’État libanais n’étant pas en mesure de faire la lumière sur aucun des épisodes de ce feuilleton criminel, nous ne voyons pas d’inconvénient à ce qu’il y ait des enquêtes internationales sur tous les crimes perpétrés. » – Le Amid du Bloc national, Carlos Eddé : « L’acte lâche qui a coûté la vie à Gebran Tuéni prouve qu’un pouvoir issu d’une majorité parlementaire ne saurait gouverner comme s’il n’était qu’une moitié de pouvoir et en acceptant qu’une partie de ses prérogatives soit maintenue loin de ses mains, notamment sur le plan sécuritaire. D’où la nécessité d’une démission immédiate du président de la République. » – L’ancien président de la Chambre Hussein Husseini : « C’est une perte nationale et pour moi, personnelle. Gebran Tuéni était un ami et le fils d’un ami. La condamnation ne suffit pas. Il faut aujourd’hui s’élever au niveau des responsabilités qu’exige cette phase dangereuse pour l’avenir du Liban. » – Le métropolite de Beyrouth, Élias Audeh : « Ceux qui ont tué Gebran Tuéni ne veulent pas que la patrie se redresse. Ils ne veulent pas des hommes libres. Mais nous prions pour que la voix libre reste. La voix de Gebran continuera à résonner dans les oreilles de tous ceux qui souhaitent le bien-être et la liberté du Liban. » – Le patriarche arménien-orthodoxe Aram Ier : « Nous condamnons ce crime qui, étant donné la personnalité de la victime, vise les plus hautes valeurs libanaises. Il vise aussi l’unité, la souveraineté et la liberté du Liban ainsi que la coexistence entre les Libanais. » – Le mufti de la République, cheikh Mohammed Rachid Kabbani : « Un acte criminel qui vise à détruire à nouveau le Liban. Il est temps (…) de mettre fin à ce feuilleton criminel qui menace la région tout entière. Cela nécessite que l’on considère la demande d’un tribunal et d’un procès internationaux comme une affaire nationale urgente qui ne supporte aucun retard. » – L’ex-député Issam Farès : « Ce crime terroriste ne vise pas uniquement l’individu, le journal et la Chambre des députés. Il atteint les valeurs de droit, de liberté, de démocratie et de justice dont le grand martyr était l’un des principaux symboles. » – Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Beyrouth, Adnane Kassar : « Le destin du Liban est de payer toujours le prix de sa liberté et de la liberté de la presse par le sang et les destructions. » – Le député du Hezbollah Ali Ammar : « Ce feuilleton criminel qui se poursuit depuis l’adoption de la résolution 1559 (du Conseil de sécurité) fait partie du plan visant à porter atteinte à l’unité nationale et à la paix civile. » – L’ancien député Sleimane Frangié : « Ce qu’il y avait entre nous d’amitié est plus fort que les divergences d’opinions. » Beaucoup d’autres personnalités et organismes ont également condamné l’assassinat de Gebran Tuéni. Parmi eux, citons les ministres Joe Sarkis, Mohammed Khalifé et Jihad Azour, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, les députés Atef Majdalani, Bahia Hariri, Nehmetallah Abinasr, Antoine Ghanem, Farid el-Khazen, Ibrahim Kanaan, Ammar Houri, Ali Hassan Khalil, Sélim Aoun, Samir Jisr, le Bloc tripolitain, les députés de Zahlé, l’ancien ministre Jean-Louis Cardahi, les anciens députés Talal Arslane, Nazem Khoury et Najah Wakim, le chef des Kataëb Karim Pakradouni, l’Association des commerçants de Beyrouth, le RDCL, Télé Lumière, etc.
L’assassinat de Gebran Tuéni a suscité hier les condamnations les plus fermes dans tous les milieux politiques du pays, ainsi que dans ceux de la presse, des organismes économiques, des chefs spirituels et des organisations de la société civile. Dans cette longue série, se distinguent les partenaires de l’alliance du 14 mars, dont Gebran Tuéni était l’un des ténors, et qui, dans l’ensemble, ont réclamé l’internationalisation de tous les crimes politiques perpétrés au Liban depuis la tentative d’attentat contre Marwan Hamadé, en octobre 2004.

Voici des extraits
des commentaires
les plus significatifs :
– L’ancien président Amine Gemayel : « C’est davantage que l’assassinat d’une personnalité courageuse. C’est un complot contre le Liban, un complot qui vise à ébranler ses fondements et la...