Tunisie
Tunis détient plus de 400
« prisonniers politiques »
le 10 novembre 2005 à 00h00
Quatre cent un « détenus politiques », en majorité des militants islamistes, demeurent emprisonnés en Tunisie, a déclaré hier à Tunis le président de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP, non reconnue), Mohammed Nouri. M. Nouri a présenté lors d’une conférence de presse une « liste détaillée et actualisée » de 401 « prisonniers politiques ». La plupart d’entre eux (253) ont été condamnés dans les années 1990 pour appartenance au parti islamiste Ennahdha (Renaissance, interdit). 148 autres ont été inculpés en vertu d’une loi antiterroriste de 2003 pour « appuyer les efforts internationaux dans la lutte contre le terrorisme », a indiqué M. Nouri qualifiant cette loi d’« anticonstitutionnelle ». Le nombre de prisonniers a été revu à la baisse par l’AISPP, des dizaines ayant été graciés ou ayant purgé leur peine, a-t-il ajouté.
M. Nouri observe avec six autres opposants une grève de la faim depuis le 18 octobre. Cette manifestation a été qualifiée d’« exercice d’exhibitionnisme » destiné uniquement à induire en erreur l’opinion publique internationale et à manipuler les médias étrangers en particulier. Accusés d’avoir dispersé de force des manifestants soutenant les grévistes, les autorités tunisiennes ont démenti hier que des heurts aient eu lieu la veille à Tunis. Par ailleurs, le président de la Ligue de défense des droits de l’homme, Mokhtar Trifi, avait reçu des coups de pied et de poing et ses lunettes avaient été brisées.
Quatre cent un « détenus politiques », en majorité des militants islamistes, demeurent emprisonnés en Tunisie, a déclaré hier à Tunis le président de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP, non reconnue), Mohammed Nouri. M. Nouri a présenté lors d’une conférence de presse une « liste détaillée et actualisée » de 401 « prisonniers politiques ». La plupart d’entre eux (253) ont été condamnés dans les années 1990 pour appartenance au parti islamiste Ennahdha (Renaissance, interdit). 148 autres ont été inculpés en vertu d’une loi antiterroriste de 2003 pour « appuyer les efforts internationaux dans la lutte contre le terrorisme », a indiqué M. Nouri qualifiant cette loi d’« anticonstitutionnelle ». Le nombre de prisonniers a été revu à la baisse par l’AISPP, des...
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