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Actualités - Chronologie

Les passages épurés du rapport

Voici certains passages, reproduits dans notre édition en caractère gras, qui ont été épurés de la version officielle du rapport Mehlis remise dans la nuit de jeudi à vendredi à la presse. La délégation britannique a toutefois laissé filtrer la version originelle du rapport à plusieurs organes de presse. Ces passages citent des noms de responsables syriens et libanais, ainsi que la Banque al-Madina : 96 – Un témoin, d’origine syrienne mais résidant au Liban, prétend qu’environ deux semaines après l’adoption de la résolution 1559 par le Conseil de sécurité, de hauts responsables officiels libanais et syriens, Maher el-Assad, Assef Chawkat, Hassan Khalil, Bahjat Sleimane et Jamil al-Sayyed, ont décidé d’assassiner Rafic Hariri. Il a prétendu qu’un haut responsable libanais, Sayyed, de sécurité, s’est rendu à plusieurs reprises en Syrie pour planifier le crime, se réunissant une fois à l’hôtel Méridien à Damas et plusieurs fois au palais présidentiel et au bureau d’un haut responsable syrien de sécurité, Shawkat. La dernière réunion a été tenue à la maison du même haut responsable syrien, de la sécurité, Shawkat, environ sept à dix jours avant l’assassinat et comprenait un autre haut responsable libanais de sécurité, Moustapha Hamdane. Le témoin entretenait des relations étroites avec des officiers syriens supérieurs en poste au Liban. 204 – Il est également de l’avis de la commission que l’assassinat de M. Hariri s’est déroulé dans un contexte de polarisation et de tension politiques extrêmes. Les accusations et les contre-accusations visant principalement M. Hariri au cours de la période précédant son assassinat corroborent la conclusion de la commission, selon laquelle le motif probable de l’assassinat était politique. Cependant, puisque le crime n’était pas l’œuvre des individus mais plutôt d’un groupe complexe, il est fort possible que la fraude, la corruption et le blanchiment d’argent, impliquant probablement la Banque al-Madina, aient également constitué des raisons pour que certains individus participent à l’opération. 206 – La commission conclut que l’enquête continue devrait être poursuivie et poussée par les autorités judiciaires et sécuritaires appropriées, qui ont prouvé durant l’investigation qu’avec l’aide et le soutien internationaux, elles peuvent aller de l’avant et parfois prendre l’initiative d’une façon efficace et professionnelle. En même temps, les autorités libanaises devraient examiner l’ensemble des ramifications de l’affaire, y compris les transactions bancaires, à travers la Banque al-Madina. L’explosion du 14 février doit être prise en compte dans le cadre de la série d’attentats qui l’ont précédée et qui ont suivi, puisqu’il pourrait y avoir des liens entre certains d’entre eux, sinon entre tous.
Voici certains passages, reproduits dans notre édition en caractère gras, qui ont été épurés de la version officielle du rapport Mehlis remise dans la nuit de jeudi à vendredi à la presse. La délégation britannique a toutefois laissé filtrer la version originelle du rapport à plusieurs organes de presse. Ces passages citent des noms de responsables syriens et libanais, ainsi que la Banque al-Madina :

96 – Un témoin, d’origine syrienne mais résidant au Liban, prétend qu’environ deux semaines après l’adoption de la résolution 1559 par le Conseil de sécurité, de hauts responsables officiels libanais et syriens, Maher el-Assad, Assef Chawkat, Hassan Khalil, Bahjat Sleimane et Jamil al-Sayyed, ont décidé d’assassiner Rafic Hariri. Il a prétendu qu’un haut responsable libanais, Sayyed, de sécurité,...