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Aoun pour un débat à la Chambre sur le rapport Mehlis

Le général Michel Aoun est hostile à une destitution du président Émille Lahoud sous la pression populaire. Il l’a fait savoir hier dans une déclaration au cours de laquelle il a réagi à la publication du rapport de la commission Mehlis. « Le président de la République ne doit pas être destitué sous la pression de la rue. Si sa destitution s’impose, les choses devront être débattues de manière responsable, non dans la rue », a affirmé le chef du Courant patriotique libre (CPL). « Tant qu’un Parlement représentatif existe, c’est là que les choses doivent être débattues », a-t-il ajouté. Le général Aoun a donc réclamé qu’une séance de la Chambre soit consacrée à l’examen du rapport Mehlis, en présence du gouvernement, aussitôt que le président de l’Assemblée, Nabih Berry, sera de retour. Au demeurant, le général Aoun a salué la publication du rapport et a souhaité que l’enquête « aille encore plus loin ». Dans le même temps, il a souhaité que « la politique n’interfère pas avec le judiciaire ou le paralyse ». Ainsi, il s’est dit étonné de ce que des organisations de jeunesse partisanes aient l’intention de manifester en appui au rapport de M. Mehlis. « Pourquoi cette manifestation, a-t-il dit, nous appuyons tous Mehlis. » Sur le plan judiciaire, le général Aoun a affirmé que la justice libanaise s’est montrée à la hauteur de sa tâche, tout au long de l’enquête, mais il a souhaité « que la commission internationale travaille sur le volet syrien de l’enquête et puisse éclaircir certaines choses obscures ». Notons, sur un autre plan, que le général Aoun a reçu hier un appel téléphonique de M. Saad Hariri.
Le général Michel Aoun est hostile à une destitution du président Émille Lahoud sous la pression populaire. Il l’a fait savoir hier dans une déclaration au cours de laquelle il a réagi à la publication du rapport de la commission Mehlis.
« Le président de la République ne doit pas être destitué sous la pression de la rue. Si sa destitution s’impose, les choses devront être débattues de manière responsable, non dans la rue », a affirmé le chef du Courant patriotique libre (CPL).
« Tant qu’un Parlement représentatif existe, c’est là que les choses doivent être débattues », a-t-il ajouté.
Le général Aoun a donc réclamé qu’une séance de la Chambre soit consacrée à l’examen du rapport Mehlis, en présence du gouvernement, aussitôt que le président de l’Assemblée, Nabih Berry, sera de...