Par Jihad YAZIGI
La mise en place de la zone arabe de libre-échange au début de cette année commence à peser sur les résultats du secteur manufacturier syrien, comme l’atteste la baisse des profits affichée par Syronics, une entreprise de production et d’assemblage de téléviseurs.
Selon Faysal Issa, le directeur général de la société, Syronics a dégagé un chiffre d’affaires de 983 millions de livres syriennes, soit environ 19,64 millions de dollars sur les neuf premiers mois. Sur l’année, la société s’attend à un total de ventes avoisinant 1,307 milliard de livres syriennes (environ 26 millions de dollars). En 2003, les ventes avaient totalisé 35,5 millions de dollars. En moins de deux ans, Syronics affiche donc une baisse de plus de 25 % de son chiffre d’affaires.
L’exemple de cette société est parlant, car Syronics est une entreprise qui a bénéficié d’un monopole total sur le marché syrien jusqu’au début de cette année. Elle est, en effet, détenue à 100 % par l’État syrien et elle est affiliée au ministère de l’Industrie. Ce monopole a cédé au début de cette année et le marché syrien a été envahi par de nombreuses marques produites dans des pays arabes comme, par exemple, LG qui assemble ses téléviseurs en Jordanie.
Syronics va continuer cependant de bénéficier de nombreux avantages comparatifs liés à sa présence établie sur le marché, à la qualité de sa production, qui a été certifiée ISO, et à ses prix qui restent compétitifs. Issa a d’ailleurs annoncé que durant les neuf premiers mois de l’année, les profits de la société avaient atteint trois millions de dollars.
L’exemple de Syronics est révélateur des changements survenus sur le marché intérieur syrien. Contrairement aux années précédentes, celui-ci regorge dorénavant de nombreux produits importés d’autres pays arabes. Les eaux minérales et les bières libanaises, par exemple, font maintenant concurrence aux bières et eaux syriennes, également longtemps protégées par des monopoles alors que le beurre Président produit en Égypte fait une percée remarquable.
La Zale, cependant, n’apporte pas que des inconvénients à l’industrie syrienne. Le groupe français Bel, qui produit les fromages La Vache qui rit et Kiri vient ainsi d’inaugurer à Damas sa première usine construite en dehors de France depuis près de 40 ans. Grâce à la zone arabe de libre-échange, Bel va en effet pouvoir exporter ses fromages produits en Syrie vers le reste du monde arabe.
En coopération avec :The Syria report
editor@syria-report.com
La mise en place de la zone arabe de libre-échange au début de cette année commence à peser sur les résultats du secteur manufacturier syrien, comme l’atteste la baisse des profits affichée par Syronics, une entreprise de production et d’assemblage de téléviseurs.
Selon Faysal Issa, le directeur général de la société, Syronics a dégagé un chiffre d’affaires de 983 millions de livres syriennes, soit environ 19,64 millions de dollars sur les neuf premiers mois. Sur l’année, la société s’attend à un total de ventes avoisinant 1,307 milliard de livres syriennes (environ 26 millions de dollars). En 2003, les ventes avaient totalisé 35,5 millions de dollars. En moins de deux ans, Syronics affiche donc une baisse de plus de 25 % de son chiffre d’affaires.
L’exemple de cette société est...
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