Le sommet ibéro-américain condamne le « blocus » US contre Cuba
le 17 octobre 2005 à 00h00
Le XVe sommet ibéro-américain a condamné samedi à Salamanque le « blocus » américain contre Cuba, en concluant sur une note jugée plutôt positive deux jours de travaux sur l’immigration, le terrorisme, les catastrophes naturelles, la pauvreté, l’éducation ou encore le processus de paix en Colombie.
Les dirigeants de 22 pays hispanophones et lusophones des deux côtes de l’Atlantique se sont séparés avec la satisfaction d’avoir mis en place une structure permanente, le Secrétariat ibéro-américain (Segib), dont ils espèrent des actions concrètes en réponse aux critiques sur l’inutilité de tels sommets.
La déclaration finale du sommet insiste sur l’urgence qu’il y a pour l’Amérique latine « d’atteindre un développement soutenu et d’affronter les défis de la pauvreté et de l’inégalité ».
Le président cubain Fidel Castro n’était pas à Salamanque, ayant annulé sa participation au dernier moment, mais n’en a pas moins remporté une victoire symbolique sur les États-Unis avec l’adoption par le sommet de deux résolutions favorables à Cuba, notaient samedi soir les observateurs diplomatiques.
Ces deux textes, désapprouvés par l’ambassade américaine à Madrid, selon les médias espagnols, demandent en termes assez tranchants la fin du « blocus » appliqué par Washington contre Cuba depuis 1962, ainsi que l’extradition du militant anticastriste Luis Posada Carriles, incarcéré aux États-Unis et accusé d’un attentat contre un avion cubain, qui a fait 73 morts en 1976.
Le président vénézuélien Hugo Chavez, autre adversaire déterminé de Washington, est lui venu à Salamanque, mais y a adopté contre toute attente un profil assez bas, lançant tout de même un avertissement sur une poursuite de la hausse des prix du pétrole, une denrée qui devient de plus en plus rare.
Le XVe sommet ibéro-américain a condamné samedi à Salamanque le « blocus » américain contre Cuba, en concluant sur une note jugée plutôt positive deux jours de travaux sur l’immigration, le terrorisme, les catastrophes naturelles, la pauvreté, l’éducation ou encore le processus de paix en Colombie.
Les dirigeants de 22 pays hispanophones et lusophones des deux côtes de l’Atlantique se sont séparés avec la satisfaction d’avoir mis en place une structure permanente, le Secrétariat ibéro-américain (Segib), dont ils espèrent des actions concrètes en réponse aux critiques sur l’inutilité de tels sommets.
La déclaration finale du sommet insiste sur l’urgence qu’il y a pour l’Amérique latine « d’atteindre un développement soutenu et d’affronter les défis de la pauvreté et de l’inégalité...
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