Le Gibran et le Prophète des Rahbani vient de connaître un franc succès malgré la crise économique et l’insécurité ambiante. Le Festival de Byblos a gagné son pari : il a réussi à réunir autour de Gibran des milliers de spectateurs, réaffirmant ainsi l’intérêt que suscite encore cet artiste complet auprès de ses compatriotes, soixante-quinze ans après sa mort. Quel jugement porter sur ce spectacle ? Une interprétation très juste de Rafic Ali Ahmed qui campe un Gibran tourmenté et humain, déchiré entre sa volonté d’une purification intérieure héritée du soufisme et ce qu’il appelle « les envies de la vie », une chorégraphie dynamique, une mise en scène élaborée, une Amani es-Souessi aérienne, une évocation pittoresque – et véridique – des virées de l’écrivain à...
Actualités - Opinion
Le «Gibran» des Rahbani entre réalité et fantaisie
Par NAJJAR Alexandre, le 27 août 2005 à 00h00
Le Gibran et le Prophète des Rahbani vient de connaître un franc succès malgré la crise économique et l’insécurité ambiante. Le Festival de Byblos a gagné son pari : il a réussi à réunir autour de Gibran des milliers de spectateurs, réaffirmant ainsi l’intérêt que suscite encore cet artiste complet auprès de ses compatriotes, soixante-quinze ans après sa mort. Quel jugement porter sur ce spectacle ? Une interprétation très juste de Rafic Ali Ahmed qui campe un Gibran tourmenté et humain, déchiré entre sa volonté d’une purification intérieure héritée du soufisme et ce qu’il appelle « les envies de la vie », une chorégraphie dynamique, une mise en scène élaborée, une Amani es-Souessi aérienne, une évocation pittoresque – et véridique – des virées de l’écrivain à...


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