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Actualités - Chronologie

Pologne Varsovie veut montrer le rôle crucial du syndicat Solidarité pour l’Europe

La Pologne, devenue par son poids démographique l’un des six grands de l’Union européenne, entend démontrer qu’elle est également celle par qui le rideau de fer a commencé à se fissurer avec l’avènement il y a 25 ans du syndicat Solidarité. Le 25e anniversaire du premier syndicat indépendant dans un pays communiste, né des grandes grèves d’août 1980 sur le littoral de la Baltique, donne lieu à de multiples manifestations et cérémonies en Pologne, mais aussi à Bruxelles, à Paris, à Londres et à New York. « Le mouvement Solidarité a enlevé la première brique au mur de Berlin et le monde devrait s’en souvenir », affirme Bronislaw Geremek, grande figure de Solidarnosc, ancien ministre des Affaires étrangères et aujourd’hui député européen. Mais aux yeux du monde, c’est la chute du mur qui reste le premier symbole de la disparition du rideau de fer et celui des transformations démocratiques à l’Est. « C’était un événement très spectaculaire, très médiatisé. Le mur de Berlin symbolisait la division de l’Europe, un symbole très proche pour les Allemands et pour l’Europe occidentale. Sa chute a signifié la réunification allemande », a expliqué l’historien polonais Andrzej Paczkowski. Mais le mouvement Solidarité a été, selon lui, « le premier mouvement de contestation à grande échelle, à la fois spontané et non violent », au sein du bloc soviétique. « L’insurrection de Budapest, écrasée dans le sang par Moscou en 1956, c’était un soulèvement armé. Le printemps de Prague en 1968 était l’œuvre d’élites au pouvoir et il n’a pris les allures de contestation populaire qu’au moment de son étouffement par le pacte de Varsovie », souligne-t-il. « La meilleure preuve du rôle unique de Solidarité, c’est sa victoire huit ans plus tard », affirme M. Paczkowski. La Diète (chambre basse) polonaise vient de proclamer fête d’État la journée du 31 août, date de la signature des accords de Gdansk (Nord) ayant donné naissance au syndicat de Lech Walesa. La Diète et le Sénat se réuniront en séance spéciale le 29 août, pour entendre un discours de M. Walesa, chef historique de Solidarnosc, prix Nobel de la paix et ancien président polonais. Le Congrès américain a adopté le 18 juillet une résolution instaurant une « Journée de Solidarité » aux États-Unis le 31 août. Des expositions, concours, concerts et projections sont prévus fin août et début septembre dans plusieurs villes d’Europe. Le compositeur français Jean-Michel Jarre donne le 26 août à Gdansk un concert dédié au 25e anniversaire de Solidarité. La principale cérémonie d’anniversaire réunira le 31 août à Gdansk une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement. Grand absent : l’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Il a annoncé qu’il n’irait pas en Pologne pour l’anniversaire de Solidarité estimant qu’il ne fallait pas exagérer le rôle des grévistes de Gdansk par rapport à celui de la perestroïka en URSS.
La Pologne, devenue par son poids démographique l’un des six grands de l’Union européenne, entend démontrer qu’elle est également celle par qui le rideau de fer a commencé à se fissurer avec l’avènement il y a 25 ans du syndicat Solidarité.
Le 25e anniversaire du premier syndicat indépendant dans un pays communiste, né des grandes grèves d’août 1980 sur le littoral de la Baltique, donne lieu à de multiples manifestations et cérémonies en Pologne, mais aussi à Bruxelles, à Paris, à Londres et à New York. « Le mouvement Solidarité a enlevé la première brique au mur de Berlin et le monde devrait s’en souvenir », affirme Bronislaw Geremek, grande figure de Solidarnosc, ancien ministre des Affaires étrangères et aujourd’hui député européen.
Mais aux yeux du monde, c’est la chute du mur qui reste...