Rechercher
Rechercher

Actualités

La polémique autour des réseaux de la Sûreté générale s’envenime

Suite aux accusations lancées, jeudi dernier, lors de la réunion des responsables de sécurité, contre l’ancien directeur de la Sûreté générale, le général Jamil Sayyed, à qui l’on avait imputé d’avoir fait de la rétention d’informations, entraînant toute son équipe d’informateurs avec lui, M. Sayyed a répondu, dans une première réaction, en affirmant avoir remis au directeur par intérim, le général Assaad Takch, « une administration globale et exemplaire sur la base des lois en vigueur ». « Toutefois, a-t-il ajouté, après la passation des pouvoirs, le ministère de l’Intérieur a pris l’initiative de mettre à la disposition du gouvernement le directeur du bureau de renseignements, Ghattas Choueiri, et ses officiers, ce qui a contribué à paralyser le service. » « Ceci est en contradiction avec les usages en vigueur », a-t-il dit. La réponse du ministre de l’Intérieur, Hassan Sabeh, ne s’est pas fait attendre. Hier, le ministre a précisé que le général Ghattas Choueiri a été « transféré en vue de sa désignation à la tête de la cellule de liaison créée au sein du ministère de l’Intérieur, alors que cette décision ne devait affecter aucun des autres officiers qui travaillent au sein du bureau d’informations ». M. Sabeh précise que les renseignements qui sont parvenus depuis au ministère, après la prise en charge par le général Takch de ses fonctions, « ne sont rien d’autre que des informations déjà publiées dans la presse ». Quant aux renseignements fournis par la suite, « ils n’étaient pas du niveau requis, surtout en cette période délicate », a précisé M. Sabeh. Le ministre a en outre ajouté que lors de la réunion des responsables de sécurité, jeudi dernier, le directeur du bureau de renseignements et le directeur général par intérim de la Sûreté générale ont affirmé « qu’aucun des réseaux précédents n’existait plus et qu’ils n’avaient même pas reçu les noms de ceux qui y travaillaient ». Réagissant pour la seconde fois, le général Sayyed a réfuté, dans un communiqué, la « crédibilité » des informations avancées par le ministre Sabeh, notamment pour ce qui est des 14 officiers. Selon lui, ces derniers ont « tous été mis à disposition » et non seulement le directeur du bureau de renseignements, comme mentionné par le ministre Sabeh. À ce sujet, l’ancien directeur de la Sûreté générale précise que cette décision « à caractère vindicatif a été prise par M. Sabeh sans consultation avec le nouveau directeur par intérim », ce qui a poussé les officiers concernés à intenter un procès contre lui auprès du Conseil d’État. Suite à cette mesure, poursuit le général Sayyed, M. Sabeh s’est trouvé dans l’obligation d’annuler sa décision et de la substituer par une autre consistant « à créer une cellule de liaison fictive entre le ministère et la direction de la Sûreté, à laquelle ont été affectés les 14 officiers, et ce, dans une tentative de récupération du procès ». Qui plus est, poursuit le général Sayyed, « ces officiers ont reçu l’ordre de quitter les lieux et de rentrer chez eux en l’espace de quatre heures. À leur sortie du bâtiment, ils ont été fouillés par des agents ordinaires ». Et le général de rappeler que durant son mandat, et à la suite de la démission de M. Sabeh lui-même et de plusieurs de ses collègues, ces derniers ont eu droit à une cérémonie d’adieux en bonne et due forme « qui s’est déroulée selon le protocole. Personne n’avait cherché à se venger d’eux pour des raisons politiques ». M. Sayyed a enfin rappelé les prises de position et déclarations émanant du ministre Sabeh qui, a-t-il dit, « avait avancé des propos diffamatoires à l’encontre des membres du système sécuritaire et de ses réseaux, jusqu’à les accuser d’avoir été derrière les explosions ». « Comment comprendre alors la demande formulée en faveur de la réintégration de ces réseaux », s’interroge le général Sayyed.
Suite aux accusations lancées, jeudi dernier, lors de la réunion des responsables de sécurité, contre l’ancien directeur de la Sûreté générale, le général Jamil Sayyed, à qui l’on avait imputé d’avoir fait de la rétention d’informations, entraînant toute son équipe d’informateurs avec lui, M. Sayyed a répondu, dans une première réaction, en affirmant avoir remis au directeur par intérim, le général Assaad Takch, « une administration globale et exemplaire sur la base des lois en vigueur ».
« Toutefois, a-t-il ajouté, après la passation des pouvoirs, le ministère de l’Intérieur a pris l’initiative de mettre à la disposition du gouvernement le directeur du bureau de renseignements, Ghattas Choueiri, et ses officiers, ce qui a contribué à paralyser le service. » « Ceci est en contradiction...