Pour al-Qidwa, le retrait de Gaza
n’est pas la fin de l’occupation
le 09 août 2005 à 00h00
Le ministre des Affaires étrangères palestinien, Nasser al-Qidwa, a affirmé hier que le prochain retrait israélien de la bande de Gaza ne signifierait pas la fin de l’occupation, les Palestiniens ne pouvant exercer une pleine souveraineté sur ce territoire.
«Les Israéliens vont sortir de toute la bande de Gaza mais Israël maintiendra son contrôle sur l’espace aérien, les eaux territoriales et, partiellement, sur les points de passage. Par conséquent, les mouvements des personnes et le contact avec l’étranger seront toujours contrôlés par Israël », a déclaré M. Qidwa dans une interview à l’AFP à Ramallah (Cisjordanie). « Il est vrai que nous allons être en grande partie en charge de la vie quotidienne des citoyens dans la bande de Gaza mais nous n’aurons pas la souveraineté puisque celle-ci nécessite le contrôle de l’espace aérien, des frontières et des eaux territoriales », a-t-il expliqué.
M. Qidwa, neveu du chef historique des Palestiniens Yasser Arafat, a estimé que la « colonisation (juive) dans la bande de Gaza s’en ira pour toujours » avec le retrait israélien, qui selon lui portera aussi un « coup dur à la colonisation en général » dans les territoires palestiniens. Il a toutefois affirmé que le départ de l’armée israélienne et des colons de la bande de Gaza, 38 ans après la conquête de ce territoire, « ne signifiera pas la fin totale de l’occupation ».
« Il n’y aura pas de solution rapide et satisfaisante pour les Palestiniens sur les questions liées aux déplacements vers l’étranger ou le lien entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Cela nécessitera davantage de combats et de travail », a-t-il dit.
M. Qidwa a aussi cité, parmi les sujets de controverse, la question des gravats des maisons des colons qui doivent être détruites, affirmant qu’Israël refusait jusqu’à présent de les déblayer.
Le ministre palestinien a affirmé qu’à quelques jours du début du retrait, prévu le 17 août, les Palestiniens et Israël n’étaient pas encore parvenus à des accords définitifs sur le terminal de Rafah liant la bande de Gaza à l’Égypte ou celui d’Erez entre le territoire palestinien et Israël, ni sur le corridor reliant la bande de Gaza à la Cisjordanie. « Toutes ces questions ont fait l’objet de discussions mais la position israélienne a sans cesse changé, ce qui fait que nous n’avons pas abouti à un accord définitif », a-t-il dit.
Il a affirmé redouter qu’Israël ne transforme le règlement de ces questions « en un processus s’étalant dans la durée » afin de maintenir ouvert le dossier de la bande de Gaza et éviter des pressions internationales de se retirer aussi de Cisjordanie comme le prévoit la « feuille de route », le dernier plan de paix international. « Je pense qu’Israël va tergiverser sur les questions liées à la bande de Gaza même après le départ des colons et des soldats », a-t-il souligné.
Le ministre des Affaires étrangères palestinien, Nasser al-Qidwa, a affirmé hier que le prochain retrait israélien de la bande de Gaza ne signifierait pas la fin de l’occupation, les Palestiniens ne pouvant exercer une pleine souveraineté sur ce territoire.
«Les Israéliens vont sortir de toute la bande de Gaza mais Israël maintiendra son contrôle sur l’espace aérien, les eaux territoriales et, partiellement, sur les points de passage. Par conséquent, les mouvements des personnes et le contact avec l’étranger seront toujours contrôlés par Israël », a déclaré M. Qidwa dans une interview à l’AFP à Ramallah (Cisjordanie). « Il est vrai que nous allons être en grande partie en charge de la vie quotidienne des citoyens dans la bande de Gaza mais nous n’aurons pas la souveraineté puisque celle-ci nécessite...
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