Voici les dates-clés de la politique nucléaire nord-coréenne :
– Début des années 1960 : construction d’un centre de recherches nucléaires à Yongbyon (90 km au nord de Pyongyang).
– 1985 : Pyongyang signe le traité de non-prolifération nucléaire mais refuse de signer les accords sur la sécurité nucléaire avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
– Mai 1993 : Pyongyang teste un missile à capacité nucléaire d’une portée de 1 000 km.
– Octobre 1994 : Pyongyang et Washington signent un accord prévoyant le gel du programme militaire nucléaire nord-coréen en échange de la livraison de deux réacteurs civils, le programme KEDO.
– Avril 1997 : selon les États-Unis, la Corée du Nord avait produit, dès 1994, suffisamment de plutonium pour fabriquer « au moins un engin nucléaire ».
– 16 octobre 2002 : selon l’envoyé spécial américain James Kelly à Pyongyang, la Corée du Nord a admis poursuivre un programme de fabrication de combustible nucléaire militaire.
– 12 décembre 2002 : la Corée du Nord annonce la reprise « immédiate » de son programme nucléaire, présumé gelé depuis l’accord de 1994.
– 21-25 décembre 2002 : elle démantèle les équipements de surveillance de l’ONU dans le complexe de Yongbyon.
– 27 décembre 2002 : Pyongyang expulse les deux derniers inspecteurs de l’AIEA.
– 10 janvier 2003 : la Corée du Nord se retire du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
– 5 février 2003 : elle annonce avoir redémarré ses installations nucléaires pour produire de l’électricité.
– 13 mai 2003 : elle annule un accord intercoréen de non-nucléarisation militaire de la péninsule signé dix ans plus tôt.
– 8 juin 2003 : la Corée du Nord déclare qu’elle répondra au projet de renforcement de la présence militaire américaine en Corée du Sud par « une force de dissuasion d’une puissance équivalente ».
– 9 juin 2003 : pour la première fois, Pyongyang reconnaît publiquement chercher à se doter de l’arme atomique.
– 1er août 2003 : Pyongyang accepte des négociations à six avec Séoul, Washington, Pékin, Moscou et Tokyo et insiste pour un traité de non-agression avec Washington.
– 28 août 2003 : la Corée du Nord menace de se déclarer puissance nucléaire et de procéder à un essai atomique, rapportent des délégués américains à une réunion multipartite à Pékin. Le lendemain, le Japon, la Corée du Sud et les États-Unis arrêtent le programme KEDO.
– 3 octobre 2003 : elle déclare avoir surmonté « tous les obstacles techniques » à la fabrication de la bombe atomique.
– 9 décembre 2003 : Pyongyang propose de geler son programme atomique en échange de concessions américaines. Le président George W. Bush réclame un démantèlement « vérifiable et irréversible ».
– 1er février 2004 : le « père » de la bombe atomique pakistanaise, Abdul Qadeer Khan, avoue avoir participé à des transferts illicites de technologie nucléaire au bénéfice notamment de la Corée du Nord. Le 10, Pyongyang dément.
– 10 février 2005 : Pyongyang décide de « renforcer son arsenal d’armes nucléaires » et suspend sa participation aux négociations à six.
– 6 mai 2005 : selon le quotidien américain New York Times, Pyongyang prépare un essai nucléaire souterrain qui pourrait être mené dès juin.
– 8 mai 2005 : Pyongyang dispose d’environ six armes nucléaires, affirme le directeur de l’AIEA Mohamed el-Baradei.
– 11 mai 2005 : la Corée du Nord affirme avoir achevé l’extraction de combustible irradié, produit de base pour la fabrication de bombes atomiques.
– 16 mai 2005 : reprise, à l’initiative de Pyongyang, des rencontres intercoréennes interrompues depuis dix mois. Pas de déblocage de l’impasse sur le nucléaire.
– 9 juillet 2005 : accord nord-coréen pour la reprise des négociations. Le quatrième cycle doit débuter le 26 juillet.
– 22 juillet 2005 : Pyongyang demande qu’un traité de paix en bonne et due forme remplace l’armistice ayant mis fin à la guerre de Corée (1950-1953), affirmant qu’une telle mesure permettrait de dénucléariser la péninsule coréenne.
Voici les dates-clés de la politique nucléaire nord-coréenne :
– Début des années 1960 : construction d’un centre de recherches nucléaires à Yongbyon (90 km au nord de Pyongyang).
– 1985 : Pyongyang signe le traité de non-prolifération nucléaire mais refuse de signer les accords sur la sécurité nucléaire avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
– Mai 1993 : Pyongyang teste un missile à capacité nucléaire d’une portée de 1 000 km.
– Octobre 1994 : Pyongyang et Washington signent un accord prévoyant le gel du programme militaire nucléaire nord-coréen en échange de la livraison de deux réacteurs civils, le programme KEDO.
– Avril 1997 : selon les États-Unis, la Corée du Nord avait produit, dès 1994, suffisamment de plutonium pour fabriquer « au moins un engin nucléaire...
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