ZONE EURO
La BCE prudente sur une reprise de l’économie
le 15 juillet 2005 à 00h00
La Banque centrale européenne continue de croire en une amélioration progressive de l’économie dans la zone euro, mais souligne les incertitudes actuelles liées à la flambée des prix du pétrole et au manque de confiance des investisseurs et des consommateurs.
« Si on regarde au-delà du court terme, il y a toujours des raisons de prévoir une amélioration progressive de l’activité économique dans la zone euro », écrit la BCE dans son rapport mensuel de juillet publié hier.
« Cependant, il y a des risques pesant sur la croissance économique liés aux prix du pétrole élevés » et au « faible niveau de confiance dans la zone euro ».
L’un des principaux dirigeants de la BCE, Otmar Issing, a également évoqué mercredi soir l’argument d’un déficit de confiance des ménages et des industriels comme un frein à une relance économique.
En garantissant la stabilité des prix et de l’euro, la BCE estime avoir apporté sa contribution.
Mais les États doivent aussi apporter la leur en respectant une stricte discipline budgétaire et en réformant notamment leur marché du travail afin de lutter contre le chômage élevé, a-t-il dit.
La BCE continue de prévoir un renforcement graduel du revenu disponible propre à encourager les ménages à consommer davantage, lit-on dans le rapport.
Les conditions de crédit jugées « très favorables » – le taux directeur de la BCE est à un plus bas historique de 2 % depuis plus de deux ans – associées à la hausse des bénéfices et de la compétitivité des groupes industriels devraient inciter ces derniers à augmenter leurs investissements, énumère la BCE.
Les exportations devraient également augmenter grâce à une forte demande de l’étranger et des prix plus compétitifs dans la zone euro.
Côté inflation, la BCE a réitéré que le taux moyen sur l’année pourrait ne pas tomber sous les 2 % en 2005, en raison des pressions exercées par le pétrole cher. La BCE considère que les prix sont stables quand l’inflation est inférieure mais proche des 2 %.
« Par ailleurs, les impôts indirects et les prix administratifs pourraient avoir des effets à la hausse sur l’inflation future plus forts que ce que l’on suppose actuellement », a-t-elle prévenu.
Globalement, elle a réitéré toutefois qu’elle ne disposait actuellement « d’aucune preuve de pressions inflationnistes sous-jacentes en train de se constituer dans la zone euro ».
La Banque centrale européenne continue de croire en une amélioration progressive de l’économie dans la zone euro, mais souligne les incertitudes actuelles liées à la flambée des prix du pétrole et au manque de confiance des investisseurs et des consommateurs.
« Si on regarde au-delà du court terme, il y a toujours des raisons de prévoir une amélioration progressive de l’activité économique dans la zone euro », écrit la BCE dans son rapport mensuel de juillet publié hier.
« Cependant, il y a des risques pesant sur la croissance économique liés aux prix du pétrole élevés » et au « faible niveau de confiance dans la zone euro ».
L’un des principaux dirigeants de la BCE, Otmar Issing, a également évoqué mercredi soir l’argument d’un déficit de confiance des ménages et des industriels comme un frein...
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