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Actualités - Chronologie

Les marchés financiers résistent de mieux en mieux aux attaques terroristes

Les marchés boursiers résistent de mieux en mieux aux attentats terroristes, un risque qu’ils ont intégré depuis 2001, se reprenant très vite après le premier choc. Au lendemain des attentats de Londres, les Bourses européennes progressaient déjà, après avoir déjà effacé la veille une bonne partie des pertes enregistrées en milieu de séance juste après l’annonce des explosions. Quant à la Bourse de New York, elle avait pris plus de 0,30 % jeudi, au soir des attentats. « Tous les scénarios de base intègrent naturellement, depuis septembre 2001 et le conflit en Irak, un risque structurel d’attaques terroristes dans les pays développés », explique Alain Bokobza, stratège boursier chez SG Securities. « La récente élection d’un conservateur en Iran renforce ce point de vue », ajoute-t-il. L’impact négatif sur les Bourses européennes des attentats de Madrid le 11 mars 2004 a été plus court qu’après ceux du 11 septembre 2001 à New York. Si l’indice EurostoXX a retrouvé son niveau antérieur aux attentats de New York en 28 séances, il ne lui en a fallu que 18 après Madrid, souligne la maison de courtage Aurel Leven. Vendredi, il avait déjà quasiment regagné le terrain perdu la veille. De son côté, le marché des changes a globalement peu réagi à la série d’attentats dans les transports en commun londoniens. Le sang-froid des investisseurs s’explique aussi par le fait que l’impact de ces attentats sur l’économie mondiale ne semble plus aussi catastrophique, puisque les pays développés, particulièrement les États-Unis, ont montré leur capacité à rebondir. Par ailleurs, la hausse des prix du pétrole au-dessus de 60 dollars le baril représente une belle garantie de progression pour les marchés. En effet, les valeurs pétrolières, poids lourd et faiseurs de tendance, caracolent en Bourse. La résistance diffère cependant selon les secteurs. Les valeurs technologiques, des télécommunications et de santé montent. À l’inverse, les premiers à pâtir sont les secteurs de l’assurance et du tourisme, notamment les compagnies aériennes. Même si, « historiquement, nous avons vu que les destinations qui ont été la cible d’attentats ont retrouvé rapidement des niveaux de fréquentation normales (Bali ou Madrid) », souligne CDC Ixis. En 2001 et 2004, l’effet des attentats avait été durable essentiellement sur le secteur des loisirs (-4,9 % en moyenne sur une semaine et -1,9 % sur 3 mois), alors que celui des assurances avait réagi violemment, mais brièvement, souligne Aurel Leven. Le secteur de l’assurance, après une baisse moyenne de 3,1 % le jour des attentats, avait progressé en moyenne de 0,4% au cours des cinq séances suivantes et de 1,3 % sur les 20 suivantes, selon Aurel Leven. Les Bourses européennes ont aussi l’avantage d’être nettement moins chères que les américaines, en particulier dans un contexte de remontée du dollar face à l’euro. Pour autant, les marchés ne sont pas devenus totalement insensibles au risque terroriste. « Le risque pour les Bourses serait une succession d’attentats dans plusieurs pays d’Europe qui pourrait entraîner une psychose dans la population et freiner la consommation », prévient Aurel Leven. Les emprunts d’État, l’or et le franc suisse, pourraient alors retrouver pour longtemps leur traditionnel rôle de valeur refuge.

Les marchés boursiers résistent de mieux en mieux aux attentats terroristes, un risque qu’ils ont intégré depuis 2001, se reprenant très vite après le premier choc.
Au lendemain des attentats de Londres, les Bourses européennes progressaient déjà, après avoir déjà effacé la veille une bonne partie des pertes enregistrées en milieu de séance juste après l’annonce des explosions. Quant à la Bourse de New York, elle avait pris plus de 0,30 % jeudi, au soir des attentats.
« Tous les scénarios de base intègrent naturellement, depuis septembre 2001 et le conflit en Irak, un risque structurel d’attaques terroristes dans les pays développés », explique Alain Bokobza, stratège boursier chez SG Securities. « La récente élection d’un conservateur en Iran renforce ce point de vue », ajoute-t-il.
L’impact...