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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro sous pression après un bon indice de confiance aux États-Unis

L’euro a reculé sous le seuil de 1,21 $ hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert étant soutenu par une hausse meilleure que prévu de l’indice de confiance des consommateurs américains. De l’avis unanime des cambistes, la publication de cet indicateur établi par le Conference Board a largement contribué à soutenir le dollar, surtout qu’il a progressé à 105,8 points en juin, son plus haut niveau depuis 3 ans, contre 103,1 points en mai, alors que les économistes tablaient sur un indice à 104,1 points. Ces données sont venues donc nourrir les anticipations d’un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed d’un quart de point de pourcentage à 3,25 % lors de la réunion aujourd’hui et demain de son comité de politique monétaire. Ce relèvement, qui aura pour effet d’élargir le différentiel de taux d’intérêt entre les États-Unis et la zone euro à 1,25 point de pourcentage contre 1 point actuellement, n’a pas tardé à privilégier le dollar sur la monnaie unique sous le rapport de la rentabilité. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre du secrétaire américain au Trésor, John Snow, que les États-Unis sont toujours attachés à la politique du « dollar fort ». En outre, l’euro a souffert d’un rapport publié par l’institut de recherche sur la consommation en Allemagne (GfK) dressant un tableau noir du moral des consommateurs dans ce pays. « Les ménages allemands ne voient toujours pas pointer de signes d’un redressement de l’économie et ont peur pour leurs revenus », a souligné le GfK. Cela étant, les opérateurs se sont montrés très indifférents hier à l’annonce par la BCE que la croissance de la masse monétaire (M3) en zone euro, indicateur avancé d’inflation, s’est accélérée à +7,3 % en mai après +6,8 % en avril, alors que l’objectif de 4,5 % est souhaité par l’institut d’émission pour cette année, ce qui en théorie écarte toute crainte de baisse des taux dans cette région. Il en est de même de l’annonce d’une hausse de 7,6 % des prêts au secteur privé en zone euro après 7,4 % pendant la même période, qui est passée comme inaperçue bien qu’elle soit censée anticiper une possible bulle économique. En effet, l’euro est resté sous pression hier, se négociant finalement à New York sur un ton faible à 1,2065 $ contre 1,2160 $ la veille, en baisse de 0,78 %. Les Bourses en hausse sur repli du pétrole La Bourse américaine a opéré un bond spectaculaire hier alors que les prix du pétrole se repliaient sous la barre des 60 $ le baril. En outre, les investisseurs ont reçu de bonnes nouvelles macroéconomiques avec la nette hausse de l’indice de confiance des consommateurs. Il en est de même du côté des entreprises avec l’acquisition par Sun Microsystems de SeeBeyond pour 387 millions $. La déposition d’une plainte par Advanced Micro Devices contre Intel pour abus de position dominante n’a guère affecté la tendance haussière de la cote ainsi que la baisse de 0,6 % des ventes des magasins aux États-Unis la semaine dernière. Les Bourses européennes ont repris une partie du terrain cédé la veille, portées par la double baisse de l’euro et du pétrole qui a profité aux exportateurs sous la conduite du secteur automobile. À la Bourse de Beyrouth, Solidere a été diversement traitée hier, à la hausse de 13,15$ à 13,25$ pour les actions A et à la baisse de 13,21$ à 13,01$ pour les actions B. Élie KAHWAGI


L’euro a reculé sous le seuil de 1,21 $ hier sur les marchés des changes internationaux, le billet vert étant soutenu par une hausse meilleure que prévu de l’indice de confiance des consommateurs américains. De l’avis unanime des cambistes, la publication de cet indicateur établi par le Conference Board a largement contribué à soutenir le dollar, surtout qu’il a progressé à 105,8 points en juin, son plus haut niveau depuis 3 ans, contre 103,1 points en mai, alors que les économistes tablaient sur un indice à 104,1 points. Ces données sont venues donc nourrir les anticipations d’un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed d’un quart de point de pourcentage à 3,25 % lors de la réunion aujourd’hui et demain de son comité de politique monétaire. Ce relèvement, qui aura pour effet...