Le potentiel du secteur agroalimentaire libanais est largement sous-exploité si on le compare aux autres pays méditerranéens. Selon Maan Barazi, directeur général de Data And Investment Consult-Lebanon, telle est la conclusion d’une étude mené par la Femise, réseau euro-méditerranéen regroupant plus de 80 instituts économiques indépendants chargés de l’analyse économique du processus de Barcelone.
En effet, selon M. Barazi qui s’exprimait hier lors d’une table ronde au Salon Horeca, plusieurs produits agricoles libanais ont un avantage comparatif qui reste pourtant ignoré. Il s’agit de la pomme, la tomate, la poire, l’orange et le concombre. Alors que certains produits subventionnés sont économiquement non rentables comme le tabac, le blé et la betterave sucrière, d’autres comme l’olive, sont marginalisés est très mal répartis en terme de capacité productive. M. Barazi s’est basé sur un outil d’analyse, le Capital Analysis Policy Matrix, utilisé dans l’étude de la Femise, qui s’appuie sur la mesure des profits d’un secteur dans le but d’évaluer l’avantage comparatif de chaque produit concerné. Dans le cas du secteur agroalimentaire libanais, la répartition actuelle des cultures est loin d’être optimale empêchant le Liban de créer un avantage comparatif pour tous ces produits, y compris ceux qui sont subventionnés par l’État.
Par ailleurs, selon M. Barazi, pour mieux gérer le secteur agroalimentaire, il faudrait au moins lever une contrainte majeure : l’absence de règles d’origine. Aujourd’hui, faute de règles en la matière, beaucoup de produits importés de Syrie ou autres pays proches reçoivent une étiquette de production libanaise.
Zuheir Berro, président de l’association pour la défense des consommateurs, a quant à lui rappelé les problèmes sanitaires liés à la mauvaise gestion du secteur agroalimentaire. En raison des contraintes matérielles de la libéralisation économique et de l’absence d’une politique agricole « l’agriculteur plante n’importe quoi, n’importe comment », a noté M. Berro. L’utilisation de pesticides ou autres produits toxiques est dangereuse, dit-il, signalant la multiplication des cas de jaunisse et de dysenterie au Liban. Et M. Berro de demander une procédure de surveillance des processus de production et de commercialisation de ce secteur.
Béchir SAADÉ
Le potentiel du secteur agroalimentaire libanais est largement sous-exploité si on le compare aux autres pays méditerranéens. Selon Maan Barazi, directeur général de Data And Investment Consult-Lebanon, telle est la conclusion d’une étude mené par la Femise, réseau euro-méditerranéen regroupant plus de 80 instituts économiques indépendants chargés de l’analyse économique du processus de Barcelone.
En effet, selon M. Barazi qui s’exprimait hier lors d’une table ronde au Salon Horeca, plusieurs produits agricoles libanais ont un avantage comparatif qui reste pourtant ignoré. Il s’agit de la pomme, la tomate, la poire, l’orange et le concombre. Alors que certains produits subventionnés sont économiquement non rentables comme le tabac, le blé et la betterave sucrière, d’autres comme l’olive, sont...
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