Syrie
La police de Damas disperse un sit-in
demandant la libération d’opposants
le 27 mai 2005 à 00h00
Environ deux cents personnes, opposants, militants des droits de l’homme et proches des huit intellectuels arrêtés mardi, ont organisé mercredi soir un sit-in à Damas pour réclamer leur libération, avant d’être dispersées par la police.
Pour la deuxième soirée consécutive, les protestataires se sont rassemblés sur la place du Canon dans le centre de la capitale syrienne brandissant des banderoles réclamant la libération de ces huit personnes, membres du salon Atassi, l’unique forum politique de Syrie, a constaté un journaliste de l’AFP.
La présidente du forum, Souheir al-Atassi, l’écrivain Hussein al-Aoudat qui animait les débats, ainsi que Nahed Badawiyah, Hazem al-Nahar, Jihad Massouti, Mohammed Mahfouz, Abdelnasser Kalhous et Youssef Jahmani ont été appréhendés chez eux mardi à l’aube.
Leur arrestation a été condamnée par des organisations de défense des droits de l’homme en Syrie et au Liban, de même que par les Frères musulmans. Les États-Unis se sont déclarés « très préoccupés » par ces arrestations, alors que la France a espéré « la libération » des détenus.
Un responsable syrien, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, avait accusé mardi les huit membres arrêtés du salon Atassi de « propager les idées des Frères musulmans (interdits), en violation des lois en vigueur ».
« Mon époux est de gauche, je ne porte pas de foulard sur la tête », s’est indignée Sobhiya Bahbouh, épouse de M. Aoudat. « Aucun membre du salon Atassi n’appartient aux Frères musulmans, ne propage leurs idées ou n’est lié avec la confrérie », a-t-elle assuré à l’AFP, lors du sit-in.
Ali Jahmani, frère de Youssef Jahmani, explique pour sa part que ce dernier est « un homme de culture, un militant des droits de l’homme, propriétaire d’une maison d’édition et a écrit et traduit de nombreux ouvrages ». « Il n’appartient pas aux Frères musulmans, il ne propage pas leurs idées », a-t-il ajouté, indiquant que son frère avait écrit un ouvrage critique sur le « takfirisme », mouvement extrémiste sunnite.
Une ONG syrienne, le Centre syrien pour les recherches et les consultations légales, a accusé en soirée la police d’avoir dispersé les manifestants « à coups de matraque ».
Dans des déclarations à l’AFP, l’avocat et militant des droits de l’homme Anouar al-Bounni a appelé « la communauté internationale à protéger les militants de la société civile en Syrie » et a appelé les organisations de défense des droits de l’homme à « manifester leur solidarité et à organiser des manifestations devant les ambassades syriennes pour protester contre la répression en Syrie ».
Environ deux cents personnes, opposants, militants des droits de l’homme et proches des huit intellectuels arrêtés mardi, ont organisé mercredi soir un sit-in à Damas pour réclamer leur libération, avant d’être dispersées par la police.
Pour la deuxième soirée consécutive, les protestataires se sont rassemblés sur la place du Canon dans le centre de la capitale syrienne brandissant des banderoles réclamant la libération de ces huit personnes, membres du salon Atassi, l’unique forum politique de Syrie, a constaté un journaliste de l’AFP.
La présidente du forum, Souheir al-Atassi, l’écrivain Hussein al-Aoudat qui animait les débats, ainsi que Nahed Badawiyah, Hazem al-Nahar, Jihad Massouti, Mohammed Mahfouz, Abdelnasser Kalhous et Youssef Jahmani ont été appréhendés chez eux mardi à l’aube.
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