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Actualités - Opinion

Développement Le monde a soif !

Par Ghalia HAMAMY * Le cycle de l’eau souffre de plusieurs aléas naturels : l’évapotranspiration des eaux superficielles, la mauvaise répartition temporelle des précipitations, la mauvaise répartition géographique de l’eau, la difficulté d’extraire l’eau douce présente dans les glaciers et les nappes phréatiques, etc. L’eau doit cependant répondre aux besoins de six milliards d’individus. Malheureusement, 1,5 milliard d’hommes n’ont pas accès à l’eau potable, 2,5 milliards ne bénéficient pas de structures d’assainissement et un milliard sont menacés par la consommation d’une eau contaminée. Hélas ! Les pays secs souffrant de ces problèmes sont le plus souvent des pays pauvres. Les solutions existent, mais elles ont un coût. Les solutions les moins onéreuses sont les suivantes : le forage de puits contrôlé par les autorités pour éviter l’abaissement du niveau des nappes phréatiques et leur salinisation ; l’installation de bornes fontaines surtout que 170 millions de citadins n’ont pas toujours un point d’eau potable chez eux ; l’assainissement des eaux usées ; la sensibilisation publique à un usage contrôlé de l’eau ; les lois antipollution. Les solutions les plus onéreuses sont : la construction et le fonctionnement durable des infrastructures ; la vulgarisation des techniques d’irrigation plus efficaces ; le recyclage des eaux agricoles et industrielles afin de les utiliser dans l’irrigation et dans la recharge des nappes souterraines ; la pose de compteurs sur les captages et les forages afin de tarifer les eaux gaspillées et d’obliger les usagers à ne consommer que les eaux dont ils ont vraiment besoin ; l’installation de capteurs de brouillard qui peuvent permettre de capter jusqu’à 40 litres d’eau par habitant et par jour dans des conditions météorologiques et géographiques particulières. Ces techniques ne fournissent cependant que des quantités modestes par rapport aux besoins des pays extrêmement pauvres en eau pour lesquels le recours à des ressources d’eau non traditionnelles est indispensable. Les solutions qui permettent de fournir de bonnes quantités d’eau sont généralement l’apanage des pays riches : la construction de barrages et de lacs collinaires dans des conditions de respect de l’environnement avec le minimum de dégâts aux écosystèmes naturels ; le dessalement de l’eau de mer par distillation ou par osmose inverse. Une autre possibilité sont les pluies artificielles : une flotte d’avions envoie des sels d’argent dans les nuages sous certaines conditions météorologiques ; se forment alors des cristaux de glace en altitude qui tombent sous leur poids en fondant et en se transformant en gouttes de pluie. Les solutions existent donc, mais quelle que soit la nature de la solution, elle requiert un lourd financement et une expertise qui font aussi souvent carence dans les pays pauvres. Se présente alors un autre problème : le transfert du savoir et d’expertise des pays riches aux pays pauvres. Ce n’est alors plus seulement une question de coûts, mais également de volonté et de solidarité internationale. * Spécialiste en régulation – Centre de recherches et d’études doctorales de l’ESA (CRED).
Par Ghalia HAMAMY *

Le cycle de l’eau souffre de plusieurs aléas naturels : l’évapotranspiration des eaux superficielles, la mauvaise répartition temporelle des précipitations, la mauvaise répartition géographique de l’eau, la difficulté d’extraire l’eau douce présente dans les glaciers et les nappes phréatiques, etc.
L’eau doit cependant répondre aux besoins de six milliards d’individus. Malheureusement, 1,5 milliard d’hommes n’ont pas accès à l’eau potable, 2,5 milliards ne bénéficient pas de structures d’assainissement et un milliard sont menacés par la consommation d’une eau contaminée. Hélas ! Les pays secs souffrant de ces problèmes sont le plus souvent des pays pauvres. Les solutions existent, mais elles ont un coût.
Les solutions les moins onéreuses sont les suivantes : le forage...