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Les islamistes égyptiens remis au Caire sont torturés, dénonce HRW

Les États-Unis et plusieurs autres pays, notamment arabes et asiatiques, ont secrètement livré depuis 1994 des dizaines d’islamistes égyptiens à l’Égypte où ils ont été très certainement torturés, a rapporté hier Human Rights Watch (HRW). Dans un rapport de 53 pages, l’organisation de défense des droits de l’homme présente l’Égypte comme le principal réceptacle mondial de détenus soupçonnés d’activisme islamique et susceptibles de fournir de précieux renseignements dans la lutte contre le terrorisme conduite par les États-Unis. Le document, intitulé « Trou noir : le sort des islamistes remis à l’Égypte », cite nommément 61 personnes, pratiquement toutes égyptiennes, livrées aux autorités du Caire depuis onze ans. Mais, comme ces transferts se passent dans le plus grand secret, Human Rights Watch estime que leur nombre est bien plus important. Les pays « expéditeurs » sont surtout arabes et asiatiques, mais ils comprennent aussi les États-Unis et la Suède. Depuis le 11 septembre 2001, des pays comme le Soudan, l’Iran, l’Arabie saoudite et le Yémen se sont montrés plus disposés à livrer des suspects. Entre janvier 1993 et avril 2004, près de 300 personnes ont été torturées en Égypte et 120 en sont mortes, selon l’Organisation égyptienne des droits de l’homme, citée par HRW. D’après Stork, la torture et les autres formes de mauvais traitements sont si répandues en Égypte que les États-Unis et les autres pays qui lui remettent des personnes soupçonnées de terrorisme enfreignent, ce faisant, la convention internationale contre la torture.

Les États-Unis et plusieurs autres pays, notamment arabes et asiatiques, ont secrètement livré depuis 1994 des dizaines d’islamistes égyptiens à l’Égypte où ils ont été très certainement torturés, a rapporté hier Human Rights Watch (HRW). Dans un rapport de 53 pages, l’organisation de défense des droits de l’homme présente l’Égypte comme le principal réceptacle mondial de détenus soupçonnés d’activisme islamique et susceptibles de fournir de précieux renseignements dans la lutte contre le terrorisme conduite par les États-Unis. Le document, intitulé « Trou noir : le sort des islamistes remis à l’Égypte », cite nommément 61 personnes, pratiquement toutes égyptiennes, livrées aux autorités du Caire depuis onze ans. Mais, comme ces transferts se passent dans le plus grand secret, Human Rights...