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Actualités - Chronologie

Œcuménisme Les autres Églises chrétiennes attendent de Benoît XVI des signes d’ouverture

Le Conseil œcuménique des Églises (COE) qui regroupe la plupart des Églises chrétiennes en dehors du Vatican et est réuni depuis hier près d’Athènes espère que le nouveau pape Benoît XVI « aura un discours assez différent en matière d’œcuménisme » que celui qu’il tenait quand il était encore cardinal. Les relations du Vatican, tant avec les orthodoxes qu’avec les protestants, achoppent en premier lieu sur la primauté du pape, que ces Églises chrétiennes ne peuvent accepter. Mais une déclaration vaticane publiée en septembre 2000 par la Congrégation pour la doctrine de la foi, dirigée à l’époque par le cardinal Ratzinger, avait suscité la consternation au sein des Églises protestantes car elle leur niait la qualité d’Églises. L’élection du cardinal Ratzinger à la tête du Vatican a relancé les inquiétudes des protestants, mais également celles de certains catholiques, craignant pour l’avenir du dialogue interchrétien. L’un des chefs de file de la théologie de la Libération au Brésil dans les années 1970-80, Leonardo Boff, a même estimé que le nouveau pape était un « exterminateur du futur de l’œcuménisme ». Mais le secrétaire général du COE, le révérend Samuel Kobia, avait écrit au nouveau pape pour lui faire part de son vœu que son pontificat « devienne une période bénie de dialogue entre les Églises ». Dans sa première homélie prononcée le 20 avril dernier, dans la chapelle Sixtine, Benoît XVI avait affirmé son engagement en faveur de l’œcuménisme, insistant sur la nécessité de « gestes concrets » pour parvenir à l’unité des chrétiens. La « tâche prioritaire » du pape actuel, avait-il affirmé, sera de « travailler sans relâche au rétablissement de l’unité pleine et visible de tous les fidèles du Christ ». Plus de 600 représentants de quelque 340 Églises chrétiennes (orthodoxes, anglicanes, baptistes, luthériennes, méthodistes et réformées) participent depuis hier à une conférence mondiale sur « la mission et l’évangélisation ». Aucune déclaration particulière n’est cependant attendue sur l’avenir des relations entre les Églises du COE et l’Église catholique à l’issue de la conférence lundi prochain.
Le Conseil œcuménique des Églises (COE) qui regroupe la plupart des Églises chrétiennes en dehors du Vatican et est réuni depuis hier près d’Athènes espère que le nouveau pape Benoît XVI « aura un discours assez différent en matière d’œcuménisme » que celui qu’il tenait quand il était encore cardinal. Les relations du Vatican, tant avec les orthodoxes qu’avec les protestants, achoppent en premier lieu sur la primauté du pape, que ces Églises chrétiennes ne peuvent accepter. Mais une déclaration vaticane publiée en septembre 2000 par la Congrégation pour la doctrine de la foi, dirigée à l’époque par le cardinal Ratzinger, avait suscité la consternation au sein des Églises protestantes car elle leur niait la qualité d’Églises.
L’élection du cardinal Ratzinger à la tête du Vatican a relancé...